État de l’atmosphère : Aux Pillipines, François Hollande effectue son SAV

Même devant les questions climatiques, la réalité économique déformée n’est pas exclue par Hollande. Au deuxième jour de son séjour aux Philippines, François Hollande, lors de son arrêt au port de pêche à Guiuan, balayé en 2013 par le typhon Haiyan, opte d’illustrer la capacité de « résilience » du pays accueillant.

Un mot bazar, plusieurs fois utilisé, voire à volonté pendant ces quarante-huit heures, qui facilite l’évocation des dégâts en rapport avec le réchauffement du climat, mais également la préparation de l’étape suivante, qui est celle du rétablissement du développement des investissements et de la croissance.

Pendant cette marche dans cette région côtière de 47000 habitants, le président français a su remarquer par-devers lui les empreintes encore perceptibles de la tempête ravageant presque totalement les maisons. Les restes de l’église du village, splendide architecture du XVIe siècle, attestent de la gravité des faits. Le sceau du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés est tamponné sur toutes les toiles des bâches mises sur les cases des pêcheurs sur le port. Plusieurs Philippins portant des tee-shirts à l’effigie des ONG de renom présentes à la rescousse pour la reconstruction de la région étaient présents au centre de la foule réunie dans la cour majeure de la plus grande école de la région. François Hollande parle aux habitants, en ces termes :

« Je voulais montrer au monde entier ce qu’était votre courage, ce qu’était votre force, votre capacité de résilience : ici vous avez subi, mais ici vous avez agi. »
Et d’enchaîner : « Il faut reconstruire en évitant de nouveaux drames. Notre responsabilité, ce n’est pas seulement de vous aider, c’est d’éviter que cela se reproduise». Pour résumer, le président Hollande s’essaye en anglais à travers quelques mots poussifs, semblables à ceux de ses devanciers. Cependant, contente de l’importance donnée à la ville, la foule accueille bien le discours. Le chef de l’État était avec Christopher Sheen Gonzales, maire de la ville, considéré comme un héros après son comportement exemplaire durant le typhon, sur la tribune. Il avait fait état des 1,5 million d’euros, une contribution octroyée à Acted, ONG française engagée pour reconstruire la ville.

Une affirmation de fraternité pour les états du Sud

On remarque beaucoup de responsables de sociétés françaises, spécialisées dans l’énergie, la santé et les transports, dans l’escorte derrière Hollande dans les rues de Guiuan. Près de 40 000 Philippins travaillent dans une centaine de compagnies implantées dans le pays. Pour gagner une place de choix pendant la COP21, le pays de Hollande opte de privilégier dans son plan d’action des coopérations avec des sociétés qui considèrent que la lutte contre le réchauffement climatique est un facteur privilégié de développement. La ministre de l’Environnement, Ségolène Royal détaille que « Si les sociétés se tournent vers la croissance verte, c’est profitable : cela est positif, il n’existera plus de nouvelles taxes. »

Une capitalisation initiale, créditée par les Pays jusqu’à 10 milliards d’euros, a été montée pour le Fonds vert concernant le climat, participant au passage vers une jonction énergétique des états qui émergent. Une implication du domaine privé est primordiale pour atteindre l’échéance 2020, l’objectif des 100 milliards d’euros par an. « Il est intégralement capital pour nous d’œuvrer avec tous les domaines d’activités dès le commencement, notamment la société civile, les gouvernements, les ONG les entreprises privées, mais aussi les établissements bancaires, pour faire participer tous les boosters d’accroissement », affirme la directrice exécutive du Fonds vert, faisant partie du voyage, Hela Cheikhrouhou.

Selon Nicolas Hulot, au second rôle de l’organisation du voyage de Hollande aux Philippines, le passage à Guiuan est une alerte faite au monde de la primauté des investissements à faire : « Cette tournée est une réelle manifestation de fraternité pour les états du Sud, et on estime nécessaire de les avoir pour parvenir au succès de la conférence sur le climat ». Et de magnifier également la « grande capacité à retrouver l’espoir » des Philippins, mais surtout celle psychologique : « Ici, ce qui est remarquable, c’est la chaleur humaine, la dignité. On ne se douterait même pas qu’il y a eu un désastre ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Sachons raison garder. En effet, comme il n’y a plus de réchauffement climatique depuis 18 ans, aucun événement météorologique, aussi dramatique soit-il, ne peut être imputé au RC, pour la simple et bonne raison qu’il n’y en a plus. Est-ce si difficile à comprendre, même pour notre Président, son conseiller Nicolas Hulot et ses égéries féminines, dont l’une est une militante de RedWar ?

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