Des étudiants français vont vivre une simulation de vie sur Mars

Vivre du 11 février au 5 mars comme sur la planète mars, la mission de sept étudiants français

Sept jeunes étudiants français et un ingénieur de l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace de Toulouse vont passer trois semaines sur mars, du 11 février au 5 mars, dans un habitat cylindrique de deux étages et 8 mètres de diamètre, installé dans le désert de l’Utah, aux États-Unis, géologiquement proche de celui de Mars.

La base appartient à la Mars Society accueille toute l’année des professionnels de l’industrie spatiale et des étudiants. Elle existe depuis 1998, et a déjà accueilli l’an dernier des étudiants toulousains de cette école supérieure d’aéronautique. Alors que Thomas Pesquet est dans l’espace, les étudiants de l’Institut Supérieur de l’Aéronautique et de l’Espace de Toulouse espèrent eux aussi aller un jour sur la planète rouge. En attendant, ils font « comme si », une semaine de plus que l’année dernière.

Leur objectif est de simuler la vie sur Mars pour se tester dans des conditions les plus proches possible de la vie martienne. À l’intérieur, tout a été fait pour qu’ils se mettent dans la peau d’un astronaute : rationnement de l’eau et nourriture lyophilisée à tous les repas.

Jérémy Rabineau est ancien responsable santé et sécurité sur la mission de l’an dernier. Il raconte : « C’est assez impressionnant la première fois qu’on arrive. C’est une assez grande boîte, dans laquelle on sait qu’on vivra à six. Il y a tout ce qu’il faut pour que vive le commun des mortels : de l’eau, à manger, de l’air. Et également un espace pour travailler, des chambres pour dormir et le matériel pour les expériences. Le plus difficile ? Le fait de mettre trois heures pour cuisiner parce qu’il faut réhydrater les aliments, d’être seul au milieu du désert et de devoir se déconnecter de tous ses appareils… Pour donner un exemple, au début de la semaine, on regarde un peu dubitatifs les aliments lyophilisés, puis à la fin de la semaine, on se retrouve à fabriquer des pizzas en mélangeant un truc avec un autre : l’être humain peut vraiment s’adapter avec beaucoup de situations et s’en sortir. » Son meilleur souvenir ? L’air sur sa peau, en sortant du module…

Durant cette simulation de trois semaines, les nouveaux arrivants auront pour mission de tenter diverses expériences comme la culture de plantes aromatiques et le test d’un sismomètre, un appareil qui mesure les mouvements du sol.

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Après mes études de journalisme, me retrouver à écrire sur des faits divers sans importance m'a déprimé. Lorsqu'un ami m'a emmené me changer les idées au salon Connect It de Paris, cela m'a fait tilt ! Découvrir les technologies d'aujourd'hui que tout le monde pourra utiliser demain… m'a donné une nouvelle inspiration. Par les amis de mes amis qui son mon avis, on m'a filament proposé d'écrire des articles sur le high-tech. Dire ce qui m'intéresse le plus ? Difficile à dire. Cela va si vite, les possibilités sont si énormes. Une chose est en tout cas sûre : cela me passionne !

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