Etudier les astéroïdes pour comprendre l’origine de notre système solaire

C’est à l’occasion du passage de l’astéroïde 2004 BL86 que le Dr Patrick Michel explique que l’étude de ces corps célestes aide à comprendre l’origine de notre système solaire.

Lundi, l’astéroïde 2004 BL86 est passé à quelque 1,1 million de kilomètres de la Terre, un morceau de caillou qui fait partie du mystère de notre Univers. Comme l’explique le Dr Patrick Michel, directeur de recherche au CNRS et membre de l’Observatoire de la Côte d’Azur, les scientifiques ont attentivement scruté ce passage dans le but d’obtenir des réponses.

Alors que les astéroïdes sont souvent difficilement observables en raison de leur éloignement, ce passage est une occasion inespérée de pouvoir obtenir de précieuses informations. Cette proximité permet en effet à la puissance de l’écho reçu par le radar de détecter leur forme, leur période de rotation et même certaines propriétés de sa surface.

Grâce à cela, il sera possible de modéliser sa forme, peut-être même de découvrir certains cratères. Par le biais d’une spectroscopie, il sera possible d’obtenir une petite idée de sa composition, mais uniquement en surface.

Ces études visent à en apprendre plus sur notre galaxie vu que les astéroïdes sont en fait des débris de ce qui a formé notre planète, des rochers qui n’ont pas véritablement évolué depuis leur formation. À la différence des planètes qui se sont transformées, les astéroïdes ont gardé la composition initiale du système solaire. De fait, les étudier correspond à remonter dans l’histoire du système solaire, jusqu’à son origine.

Bien évidemment, en raison du risque de collision avec notre planète, les astéroïdes sont aussi une source d’inquiétude. Mais comme l’explique le Dr Patrick Michel, il n’y avait pas de risque que 2004 BL86 entre en collision avec la Terre. « On sait calculer sa trajectoire. Comme en météorologie, on peut faire des calculs avec une bonne précision sur 50 à 100 ans. On est donc sûr qu’il ne va pas nous tomber dessus, et pour qu’un fragment se détache et atterrisse sur Terre, il faudrait qu’il y ait un impact dont la probabilité est extrêmement faible ». Il ajoute : « On connaît pour le moment 90% des astéroïdes d’environ 1km de diamètre, on va maintenant mieux connaître ceux qui mesurent environ 500 mètres ».

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