ExoMars : une mission qui cherche à découvrir des traces de vie extraterrestre

Est-ce qu’il existe de la vie extraterrestre sur Mars ? C’est ce que tout le monde aimerait bien savoir. De nombreuses découvertes dans ce sens ont déjà été faites, mais sans que la preuve formelle soit apportée. C’est à ce stade qu’entre en jeu l’Europe avec sa mission ExoMars. Après que les États-Unis se soient retirés du projet, c’est la Russie, par l’intermédiaire de l’agence Roskosmos, qui collabore avec l’Agence spatiale européenne (ESA) pour la réussite de cette mission.

La mission vient tout juste de décoller de Baïkonour, au Kazakhstan, à bord d’un lanceur russe Proton. La sonde TGO va mettre sept mois pour atteindre la planète rouge. Ce n’est donc qu’à partir du mois d’octobre que la véritable mission d’exploration commencera.

Conçu par l’ESA, TGO (Trace Gas Orbiter) est une sorte de « nez » qui va renifler l’atmosphère martienne dans le but de détecter des gaz, notamment le méthane. Pourquoi le méthane ? Parce que c’est un gaz que nous associons à la vie. Il va non seulement s’agir de détecter des gaz, mais aussi leur emplacement et leur origine, justement dans le but de découvrir s’il y a de la vie extraterrestre sur la planète. Mais pour cela, il faudra que la source du gaz soit biologique, et non pas géologique. « Le fait qu’on n’ait pas encore trouvé de vie ne veut pas dire qu’il n’y a pas de vie là-bas », commente Paolo Ferri, le responsable de l’ESA des opérations de la mission.

Pour son périple, TGO n’est pas seule. La sonde embarque un passager : l’atterrisseur Schiaparelli. De conception en grande partie russe, son but est de permettre à l’Europe de tester ses capacités à atterrir sur Mars. Une fois que la sonde sera en orbite, l’engin sera largué. Si tout se passe bien, trois jours plus tard, il se posera à la surface de la planète.

Il est bon de noter que faire un atterrissage sur Mars n’est pas facile. Plusieurs tentatives dans le passé ont échoué, comme celui de la sonde Beagle-2 de l’ESA lors de la mission Mars Express. Avec deux rovers à la surface de la planète, la NASA maitrise cette technologie. L’Europe et la Russie veulent donc se mettre à niveau en prévision de la prochaine mission conjointe, à l’horizon 2020, qui prévoit de faire atterrir un rover de forage.

Il est à noter que même si la NASA s’est retirée de la mission ExoMars, l’agence américaine y participe d’une certaine manière. La sonde TGO a en effet été conçue pour servir de relais radio pour Schiaparelli, mais également pour les autres engins présents sur Mars, ce qui comprend les robots américains.

Il est encore à noter que le coût du programme ExoMars est estimé à 1,3 milliard d’euros. D’ailleurs, le budget de la prochaine mission n’est pas encore bouclé. Le succès de la mission en cours pourrait servir de déclencheur pour les financements.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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