Exploration spatiale : il faudrait 40 000 volontaires pour coloniser une exoplanète

Alors qu’on n’en est pas encore à la phase d’exploration, un anthropologue américain estime qu’il faudrait quelque 40 000 personnes pour pouvoir coloniser avec succès une exoplanète hors de notre système solaire.

Pour Cameron Smith, anthropologue à l’université de Portland State dans l’Oregon, il faudrait compter entre 14 000 et 44 000 personnes pour pouvoir fonder une colonie sur une exoplanète, des volontaires qui devraient être d’âge et d’origine variés.

Sur la base d’un voyage interstellaire de 150 ans, le scientifique affirme dans la revue Acta Astronautica que le chiffre de 40 000 volontaires serait un chiffre « sûr », sur la base de 23 400 personnes en âge de se reproduire.

Si ce chiffre peut sembler astronomique pour certains, Cameron Smith s’appuie sur les dernières découvertes en matière de génétique et en génomique pour arriver à cette estimation qui permettrait de « maintenir en bonne santé plus de cinq générations, malgré l’augmentation de la consanguinité résultante d’une population humaine relativement faible et à l’appauvrissement de la diversité génétique ». Le chercheur précise également qu’« aucune population naturelle de vertébrés ne tombe sous le seuil de 5 000 à 7000 individus sans entamer un processus d’extinction ».

Même si un voyage vers Mars durait nettement moins longtemps, Cameron Smith estime que la problématique serait la même, ce qui remet bien évidemment en cause le projet d’un aller simple pour 24 heureux élus prévus par l’initiative Mars One.

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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