Exploration spatiale : Rosetta s'est bien réveillée

Après 31 mois de sommeil profond, l’angoisse était de mise pour le réveil de la sonde spatiale Rosette. Au final, à 800 millions de kilomètres de la Terre, elle a signalé son réveil.

La sonde spatiale Rosetta a quitté la base de Kourou, en Guyane, le 2 mars 2004. Depuis, elle a déjà parcouru un périple de 6,2 milliards de kilomètres dans l’espace pour rejoindre son but : la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko.

Durant son voyage, alors que Rosetta s’éloignait de notre Soleil, la sonde a été placée dans un sommeil profond à la mi-2011. Depuis, seuls son ordinateur et ses radiateurs étaient restés allumés.

C’est ce lundi 20 janvier 2014 que Rosetta attendait le baiser du Prince Charmant devant la réveiller. En l’occurrence, il s’agissait d’au moins deux des quatre réveils à quartz.

Une fois réveillée, la sonde enchainera une série d’opérations pour se remettre en fonction, à commencer par le réchauffage des suiveurs stellaires, le déploiement de ses panneaux solaires, son orientation vers la Terre et enfin l’envoi d’un signal de son réveil.

Compte tenu de la distance, ce message tant attendu mettra environ 45 minutes à parcourir la distance séparant la sonde de la Terre et c’est lundi soir, peu après 19H00, que le message a été capté par le radiotélescope californien de Goldstone de la NASA, puis immédiatement retransmis au centre de contrôle de l’ESA (l’ESOC), à Darmstadt, en Allemagne : Rosetta s’est bien réveillée !

Le plus important reste encore à faire pour Rosetta, ne pas rater son rendez-vous avec la comète 67P/Tchourioumov-Guérassimenko prévu pour novembre, un exploit qui nécessitera que la sonde s’aligne sur les 135 000 km/h de l’astre.

Le réveil de Rosetta très attendu au CNRS d’Orléans
Exploration spatiale : Rosetta réveillée et opérationnelle

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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