Face à une machine, le champion du monde de go espère juste gagner une partie

Avant le début du match devant opposer le champion du monde de jeu de go, le grand maître sud-coréen du jeu de go Lee Se-Dol, à l’intelligence artificielle représentée par le superordinateur AlphaGo de Google, personne ne donnait cher des chances de victoire de la machine. Il faut dire qu’avec sa table de jeu composée de 19 lignes sur 19, un nombre incalculable de configurations possibles où l’intuition et la créativité sont déterminantes pour gagner à très haut niveau, la supériorité de l’être humain semblait évidente.

Mais après deux parties, la machine mène au score par 2 à 0. En clair, c’est la grosse désillusion. « Je suis sans voix. Je reconnais qu’il s’agit d’une défaite sans équivoque. AlphaGo a joué un jeu quasi parfait aujourd’hui », a commenté Lee Se-Dol après sa seconde défaite.

Après avoir étrillé le champion d’Europe du jeu de go, Fan Hui, sur le score sans appel de 5 à 0, AlphaGo est en passe d’en faire de même avec le champion du monde. Conscient de ce risque, Lee Se-Dol a déclaré que « Je vais faire de mon mieux pour gagner au moins une manche ». Le fatalisme semble désormais de mise face à la supériorité de l’intelligence artificielle de Google.

Grâce à ses algorithmes, AlphaGo est certainement très intelligente, mais pas seulement. Cette machine est aussi surprenante. Comme l’explique le commentateur et joueur professionnel Kim Seong-Ryong, « le champion sud-coréen a été mis au supplice par des coups extraordinairement inhabituels de l’ordinateur. Si vous interrogez les 1 300 joueurs professionnels que comptent la Corée du Sud, le Japon et la Chine, aucun n’aurait choisi ces coups ».

Une telle déclaration a le mérite de mettre en avant les capacités d’AlphaGo, c’est-à-dire la faculté de sortir des coups qu’un humain n’imaginerait pas pensables dans un contexte donné. Ce constat a véritablement de quoi remettre en question nos capacités de jugement face à la machine, des capacités qui seraient plus étroites si on comprend bien les propos de Kim Seong-Ryong.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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