Facebook : quelque 60 000 personnes rejoignent la plainte de Max Schrems

En guerre contre Facebook depuis 2012, l’étudiant autrichien Max Schrems a réuni quelque 60 000 personnes pour ce qui s’annonce être le plus grand recours collectif intenté en Europe.

Utilisateur de Facebook depuis 2007, la croisade de Max Schrems a commencé à l’occasion d’une conférence dans la Silicon Valley, où il se trouvait pour un semestre d’échange. En constatant que « Les Américains se moquaient ouvertement des Européens sur leur insistance au sujet des droits fondamentaux », il a demandé au réseau social une compilation de ses données personnelles. C’est en recevant un fichier de 1 222 pages répertoriant toutes ses données personnelles, y compris celle qu’il pensait avoir supprimées, que le déclic de sa croisade s’est produit.

C’est ainsi que cet étudiant autrichien intente une première action contre Facebook en 2011, une dénonciation devant l’Autorité de protection de la vie privée en Irlande (DPC) de la détention abusive de données personnelles.

Pour amplifier cette démarche, Max Schrems a convaincu 60 000 personnes de s’associer à sa plainte pour ce qui s’annonce être le plus grand recours collectif intenté en Europe, des co-plaignants, qui réclament chacun 500 euros de dommages-intérêts à Facebook.

Alors que la procédure débute à peine, le tribunal viennois où a été déposé ce recours collectif a déjà demandé à Facebook Ireland, la filiale européenne du réseau social, de donner une réponse dans les quatre semaines.

Si cette procédure s’annonce certainement très longue, cela n’empêche pas Max Schrems d’avoir de la suite dans les idées, il prévoit en effet de lancer d’autres procédures contre Microsoft, Yahoo! et Google, une intention confortée par la décision de la Cour européenne de justice de mai dernier qui a validé le droit à l’oubli des internautes européens.

Données personnelles : un étudiant autrichien à l'assaut de Facebook
Données personnelles : un étudiant autrichien à l’assaut de Facebook

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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