Fanny : le nouveau ver de la NSA

La NSA aurait infecté des milliers d’ordinateurs grâce au ver Fanny dissimulé dans des disques durs.

C’est par l’éditeur d’antivirus Kaspersky que l’on apprend que l’agence de sécurité américaine NSA aurait développé un puissant ver informatique pour infecter des milliers d’ordinateurs dans le monde à des fins d’espionnage.

Baptisé Fanny, ce ver était logé au cœur même du firmware des disques durs. Il aurait tout d’abord été dissimulé d’abord dans les disques durs vendus par des grandes marques, notamment Western Digital, Seagate, Toshiba, IBM et Samsung.

Par la suite, le ver se dupliquait sur les machines et supports branchés au disque. « Le disque dur est capable d’infecter l’ordinateur et tout ce qui lui est branché », explique le chercheur Costin Raiu.

Selon Kaspersky, Fanny a infecté « des milliers d’ordinateurs, voire des dizaines de milliers d’ordinateurs » à travers le monde dans le but d’espionner tous les faits et gestes, mais aussi pour voler n’importe quel document. Costin Raiu précise que les machines qui ont contrôlées à distance ont été « minutieusement sélectionnées », les cibles étant des sociétés de télécommunication, des banques, des entreprises du secteur de l’énergie, des chercheurs dans le nucléaire, des médias et des activités islamistes, le plus souvent à l’étranger.

Kaspersky précise que la plupart des ordinateurs infectés sont localisés en Iran, en Russie, au Pakistan, en Afghanistan, en Chine, au Mali, en Syrie, au Yémen et en Algérie, ce qui accrédite l’espionnage étatique, sans désigner publiquement la NSA. « Ce groupe est extrêmement puissant et utilise des outils très complexes et coûteux pour infecter ses victimes ».

« Il est tout à fait possible que le groupe à l’origine de Fanny soit le même que celui à l’origine de Stuxnet », glisse Costin Raiu.
Les soupçons contre la NSA se confirment lorsque Reuters cite deux anciens de la NSA qui ont confirmé que l’agence de renseignement américaine était bien derrière cet espionnage des ordinateurs du monde.

Interrogés par Reuters, les fabricants de disques durs affirment de leur côté ne pas avoir connaissance du programme d’espionnage ni savoir comment la NSA a pu accéder aux systèmes de ses produits.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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