FIV : ne pas se laisser abuser par l’étiquette « trois parents »

Un vote crucial doit être fait au sujet de la FIV. Les opposants au projet jouent sur l’étiquette « trois parents ».

Professeur de sciences et professeur émérite d’études de fertilité à l’Imperial College de Londres, Lord Winston est désespéré du message que tente de faire passer les opposants à un important vote sur la FIV, notamment de l’utilisation de l’étiquette « trois parents ».

La FIV a permis de rendre heureux des millions de couples dans le monde. Ce n’est d’ailleurs pas la FIV en elle-même qui est en péril aujourd’hui, mais les manipulations génétiques qui l’entourent.

En effet, la plupart des maladies génétiques sont causées par une petite erreur dans l’une ou plusieurs des 3 milliards de lettres qui composent l’ADN du noyau de chaque cellule avec des conséquences graves sur la santé de la personne.

L’idée actuelle des chercheurs est donc de remplacer les mitochondries défectueuses en utilisant des éléments sains d’un œuf de donneur (le « troisième parent »). L’idée n’est pas nouvelle, elle est étudiée depuis plus de 15 ans. Aujourd’hui, des médecins de Newcastle ont demandé une licence pour essayer des traitements sur les humains. Un vote à ce sujet doit avoir lieu au Parlement.

Le problème, c’est que quelques ecclésiastiques font campagne pour interdire cette transmission mitochondriale.

Ce test vise bien évidemment à déterminer si ce traitement est complètement sûr, ce qui est véritablement la question d’ailleurs. Alors que la même question se posait au début des FIV, avec la même objection de l’église, cela n’a pas empêché cette technique de donner naissance à des bébés en pleine santé, à rendre heureuse de nombreuse famille. Le but de cette transmission mitochondriale est le même. De fait, un refus d’une licence serait un sérieux coup de frein à cette technique.

Le pire, c’est de croire, surtout faire croire que cette technique consiste en une quelconque forme de mauvaise manipulation génétique, notamment de l’étiquette du « trois parents ». En effet, altérer certaines mitochondries ne va pas changer la couleur des cheveux de bébé, ou améliorer sa force et son intelligence. Les scientifiques ne cherchent pas à renforcer les caractéristiques de l’enfant à naitre, simplement a évité les maladies invalidantes, parfois mortelles, et empêcher que les générations futures ne souffrent de maladies génétiques héréditaires.

En fait, Lord Winston explique que la transmission mitochondriale peut être comparée à une simple transfusion de globules rouges, à la différence que ses effets dureront pour les générations futures.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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