Fluide Glacial : la une du n°4664 ne fait pas rire la Chine

La une du n°4664 de Fluide Glacial titre « Péril jaune, et si c’était trop tard ? », une couverture qui ne fait pas rire la Chine.

La une du n°4664 de Fluide Glacial montre un Français en béret qui conduit en pousse-pousse transportant une blonde sous le charme d’un chinois, dans les rues de Paris, avec le titre : « Péril jaune, et si c’était trop tard ? ». C’est une de fais visiblement pas rire la Chine, en tout cas pas le Global Times, un journal officiel de la presse chinoise, proche du Parti communiste.

C’est ce lundi que le Global Times dénonce la dernière couverture du magazine satirique français dans un éditorial intitulé : « La vogue de la liberté d’expression risque d’aggraver les conflits ».

Le journal écrit notamment : « Quelle indécence […] peut-être que ce magazine cherche à attirer l’attention du monde entier, en suivant l’exemple de Charlie Hebdo ».

Il faut dire que la presse chinoise, depuis l’émergence du mouvement « Je suis Charlie » en réaction à l’attentat contre Charlie Hebdo, critique la conception française de la liberté d’expression. « On ne peut désormais que conseiller à la société française d’arrêter de représenter l’image du prophète », écrit par exemple le Global Times. « Il est plus difficile pour les musulmans de changer leur foi que pour l’Europe d’ajuster sa conception de la liberté d’expression. Si les Français considèrent qu’un tel ajustement serait pour eux déchoir, alors leur quête de liberté d’expression s’apparente à une religion », ajoute encore le quotidien chinois.

En appelant « tous les pays » à faire preuve d’un « esprit d’ouverture et d’intégration », en se « fondant sur le respect mutuel », un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères chinois, Hong Lei, n’a certes pas cité spécifiquement la France, mais on comprend parfaitement ce qu’il cible.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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