FlyViz : un casque qui permet de voir comme une mouche

Des chercheurs français ont développé FlyViz, un casque qui permet d’avoir une vision périphérique de 360°, comme les mouches ou les caméléons.

Grâce à une collaboration des chercheurs de l’Institut national des sciences appliquées (INSA), de l’Institut public de recherche en sciences du numérique (INRIA) et de l’École supérieure d’informatique, d’électronique et d’automatique (ESIA), il est désormais possible d’avoir des yeux dans le dos.

« Nous avions dans l’idée de recréer une vision similaire à celle du caméléon ou de la mouche », explique Anatole Lécuyer, directeur de recherche, d’où le nom du prototype FlyViz (« fly » signifiant la mouche en anglais).

Le principe de cet élargissement virtuel du champ de vision a été obtenu par une caméra placée à la verticale sur un casque et dirigé vers un miroir hémisphérique. L’image obtenue, transformée par un algorithme de projection similaire à celui utilisé pour transformer le globe terrestre en planisphère, est envoyée dans des lunettes-écrans portées par l’utilisateur.

Le porteur de ces lunettes a donc une vision d’ensemble de son environnement, ce qui se passe derrière lui étant projeté sur les bords de l’image. Le processus global s’exécutant en moins de 73 millisecondes donne à l’utilisateur l’impression d’une vision en temps réel. FlyViz n’est pas encore « parfait », la hauteur du champ de vision est limitée à 80° et le poids du dispositif est de 1,6 kg, mais il est parfaitement envisageable d’améliorer cela.

FlyViz sera présenté la semaine prochaine à Toronto, durant la conférence VRST sur les nouvelles technologies et logiciels de réalité virtuelle, mais cela ne signifie pas pour autant qu’une version, même améliorée, soit prochainement commercialisée. En effet, les chercheurs envisagent, pour le moment, d’utiliser ce casque à des fins de recherches en neurosciences, notamment pour étudier comment le cerveau réagit à une vision périphérique.

Il est à signaler qu’un brevet a bien entendu été déposé.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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