Le Français Cyprien Verseux sort de sa simulation d’un an de vie sur Mars

C’est pour simuler les conditions de vie sur Mars que le Français Cyprien Verseux s’était isolé en compagnie de cinq autres volontaires. Après une année d’isolement, il a retrouvé l’air libre.

C’est pour vivre comme sur Mars que l’exobiologiste français Cyprien Verseux était volontaire pour être confiné pendant une année dans un dôme de onze mètres de diamètre et six mètres de hauteur, sur la côte nord de l’île Mauna Loa (Hawaï), en compagnie de cinq autres volontaires.

Après être restés confinés pendant douze mois, les six volontaires, un Français, une Allemande et quatre Américains ont retrouvé l’air libre. Cyprien Verseux s’est dit « très emballé de retrouver des sensations comme se balader à l’air libre, rencontrer des inconnus et manger des produits frais ».

Vaincre la monotonie

Les six volontaires de la NASA sortent d'un an d'isolement
Hormis quelques rares simulations de sortie sur le sol martien, vêtus de lourdes combinaisons spatiales, les volontaires ne sont jamais sortis de leur dôme. Comme l’a confié l’exobiologiste français, l’épreuve la plus dure à surmonter a été la monotonie. C’est pour cette raison que, lors d’une interview diffusée sur Periscope, il a conseillé aux prochains volontaires d’emporter des livres avec eux.

Pour les six personnes qui sont sorties de leur isolement ce dimanche 28 août, cela va aussi être l’occasion de remanger de la « vraie » nourriture. Avec des menus à base de fromage en poudre et de boîte de thon, la monotonie était aussi alimentaire.

« Une mission sur Mars est réaliste dans un futur proche », s’est enthousiasmé Cyprien Verseux. Il a notamment expliqué que « Les problèmes techniques et psychologiques peuvent être surmontés ». Malgré son optimisme, ce n’est pas avant les années 2030 que la NASA prévoit d’envoyer une première mission habitée vers la planète rouge.

Pour rappel, Cyprien Verseux et ses cinq autres membres de la simulation ont vécu dans un dôme situé dans une zone avec peu de végétation et sans animaux. Chacun disposait d’une petite chambre avec de l’espace pour un lit de camp et un bureau. Ils avaient aussi un accès limité à Internet. Ces conditions ont permis à la NASA d’en apprendre plus sur la cohésion et l’évolution psychologique des astronautes qui participeront à de telles missions isolées.

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