France : le défi d’enquêter sur Google tout en restant sous son radar

L’Europe met la pression sur Google au niveau pour ses pratiques jugées anticoncurrentielles, mais pas seulement. Au niveau des pays, c’est l’optimisation fiscale du géant du web qui est dans le collimateur du fisc. C’est notamment le cas en France où cela fait maintenant de longs mois que les enquêteurs travaillent sur le dossier de la firme de Mountain View.

Depuis que l’enquête contre Google a débuté en 2011, plusieurs perquisitions ont été réalisées dans des locaux de l’entreprise californienne. La dernière en date remonte au 24 mai dernier, lorsqu’une centaine d’enquêteurs ont investi les locaux parisiens de Google. Cette opération entre surtout dans le cadre d’une enquête très secrète, une procédure diligentée de manière à rester sous le radar du géant du web.

Lors du Grand Rendez-vous Europe 1/I-Télé/Le Monde de dimanche, Eliane Houlette, la directrice du parquet national financier (PNF), a levé un peu le voile sur l’enquête. Elle a par exemple indiqué que les enquêteurs du parquet national financier ont travaillé sur ce dossier de fraude fiscale sans utiliser de connexion internet, en utilisant uniquement un traitement de texte, simplement pour rester sous le radar de Google. La consigne était aussi de ne jamais prononcer le nom de Google. En lieu et place, ils ont utilisé le nom de code « Tulipe ».

Lors de la perquisition du 24 mai, elle indique que 96 personnes ont participé à l’opération, 6 représentants du PNF, 25 experts informatiques, ainsi que des enquêteurs de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales. « Nous avons amassé beaucoup de données informatiques, je crois qu’il y a plusieurs téraoctets de documents informatiques », a-t-elle déclaré. Elle précise aussi qu’il faudra plusieurs mois pour les exploiter par manque de logiciels suffisamment performants.

Parallèlement à Eliane Houlette, le ministre des Finances, Michel Sapin, a également abordé le dossier Google ce dimanche. Dans un entretien accordé à l’agence de presse Reuters, il prévient que « la France ira jusqu’au bout » dans ce dossier. « Il n’y aura pas de négociation, nous appliquons la loi », a-t-il précisé.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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