Free dit coucou à sa condamnation !

Rabaissée et outrée, l’entreprise Free a poursuivi en justice son concurrent de toujours SFR, suite à un tweet du directeur de communication de SFR déplaisant et sarcastique. Free a ainsi attaqué l’homme pour injure, plainte examinée à la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris qui a dévoilé la sentence. Jugeant la procédure abusive et les propos tenus par Nicolas Chatin non diffamatoires, Free est condamnée à lui verser un total de 10 000 euros de dommages pour avoir intenté une action judiciaire pour un tweet qui pointait du doigt son retard et son inaptitude à se hisser en premier.

« Quand le coucou se pose en Calimero »

Publié le 27 novembre 2013, « Quand le coucou se pose en calimero » est ainsi devenu le tweet belliqueux qui a offensé Free. À son origine, Nicolas Chatin directeur de communication chez SFR, qui a raillé la tentative vaine de Free à vouloir s’accaparer une place dans l’exploitation du réseau mutualisé de téléphonie mobile de SFR et de Bouygues Telecom. Free a donc attaqué pour injure.

Le tweet fait référence à la difficulté rencontrée par Free, qui a du mal à se frayer un chemin dans un secteur d’activité à la concurrence exacerbée. Le coucou du tweet fait allusion à l’espèce d’oiseau, réputée pour son incapacité à mettre en œuvre son propre nid et qui pour y remédier investi les nids construits par les autres oiseaux. Cette situation est semblable à celle de Free, qui essaye d’obtenir un accord d’exploitation d’un réseau mutualisé développé par ses adversaires. En outre, calimero le fameux poussin qui porte une coquille sur le crâne de fameux dessin animé, réputé comme malchanceux et exclu de sa communauté renvoi au fait que Free demeure au pied du podium derrière les 3 leaders du secteur dont lequel elle évolue, c’est donc le quatrième opérateur qui veut se faire une place, le scénario typique de l’histoire de calimero.

Le tweet qui va couter 10 000 euros à Free

Atteint dans son orgueil, Free intente une action judiciaire pour injure, bien que le tweet face référence à un fait précis, il ne s’agit en aucun cas d’une injure. Le tribunal a donc rendu son verdict et accuse Free d’avoir agi de mauvaise foi, ainsi le chef d’injure publique n’est guère retenu, Free est même poursuivie pour procédure abusive qui avait pour seule visée de réduire au silence son concurrent, l’entreprise devra ainsi verser 10 000 au rédacteur du tweet Nicolas Chatin qui a été relaxé.

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Véritable touche à tout qui traine déjà derrière lui un long parcours professionnels dans le monde de la technologie, j'ai un jour décidé de me réorienter vers le journalisme par goût pour l'information et l'actualité. De fil en aiguille, j'ai été amené à écrire pour linformatique.org. Que cela soit la miniaturisation, les innovations ou l'amélioration des performances, ce qui concerne le progrès m'intéresse. Comprendre les choses, comme la création de l'univers, ce qui s'est passé au néolithique, ce qui compose une comète ou l'impact du génome sur une maladie sont très motivant pour moi en raison de l'impact de ces découvertes sur notre passé, notre présent et notre futur.

10 Commentaires

  1. C’est bien Free, c’est pas bien Free… ça ne veut rien dire. Tout dépend de là où vous habitez. J’étais chez eux pour le mobile avec mes 20 go de data qui ne m’ont servi à rien car aucune couverture décente sur ma commune (je ne vis pas à la campagne non plus). Donc forcément insatisfait. J’aurai été sur une zone mieux couverte je ferai parti des satisfaits. Tant qu’ils n’auront pas totalement développé leur propre réseau sur l’ensemble du territoire ils ne feront des heureux que dans les grandes villes. Et le jour où ils se déploieront complètement vous verrez que bizarrement les tarifs augmenteront.

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