Free : enquête ouvert contre Orange dans le déploiement de la fibre optique

Partenaires dans la téléphonie mobile, Free et Orange se livrent une lutte acharnée dans les réseaux fixes. En effet, après deux plaintes déposées par Free, l’autorité de la concurrence vient d’ouvrir une enquête à l’encontre d’Orange dans le cadre du déploiement de la fibre optique.

La guerre fait rage dans l’accès internet à très haut débit. En effet, l’autorité de la concurrence vient d’ouvrir une enquête pour abus de position dominante à l’encontre de l’opérateur historique concernant le déploiement de la fibre optique en France. Cette enquête fait suite à deux plaintes déposées par Free en 2007 et 2009 sur les conditions d’accès restrictives au génie civil de France Télécom et la discrimination entre les concurrents.

À partir de 2010, l’ARCEP, le gendarme des télécoms, a défini les conditions économiques d’accès aux fourreaux de France Télécom pour accélérer le développement de la fibre optique. Selon Jean-Ludovic Silicani, président de l’ARCEP, 20% des foyers français, soit 5,4 millions de logements, étaient éligibles à la fin mars pour une offre pour du très haut débit.

Toutefois, peu de consommateurs s’abonnent à cette technologie. En effet, selon les chiffres publiés au premier trimestre, 717 000 foyers paient pour accéder à cette technologie dont la majeure partie (498 000) est raccordée via un câblo-opérateur. Le peu de succès de cette technologie s’explique par la bonne qualité de l’ADSL en France et la faible promotion des offres très haut débit a estimé l’AECEP.

Si Free a refusé de faire un commentaire sur l’affaire en cours, « Nous avons reçu une notification de griefs », a confirmé un porte-parole d’Orange. « Mais nous sommes sereins sur la suite des événements », a-t-il ajouté.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. « Le peu de succès de cette technologie s’explique par la bonne qualité de l’ADSL en France et la faible promotion des offres très haut débit a estimé l’AECEP. »
    Le peu de succès de la fibre optique est simplement que c’est un cauchemar à faire grimper dans les immeubles (le peu de gens qui pourrait y avoir accès ne le savent pas ou bien ne savent pas à qui demander le raccordement vertical) et le fait que ça ne se déploie pour ainsi dire aucunement ; seules quelques grandes villes propose la fibre, et encore, pas dans la totalité des rues. Résultat, la moitié des gens vivant juste à l’extérieur des grandes villes concernées en sont privés, et les 3/4 de ceux qui pourraient y avoir accès ont trop de démarches à faire. La faute aux principaux opérateurs qui génèrent bien trop d’argent avec cette BOUSE d’adsl dont la qualité est plus que pitoyable et qu’ils ne veulent absolument pas voir remplacée par quelque chose de mieux qui leur rapporterait moins.

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