Free Mobile : la face cachée de son arrivée

Si Xavier Niel, le PDG de Free, affirme avoir contribué à élargissement du marché de la téléphonie mobile, Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, dénonce pour sa part la précarisation des sociétés actives dans le secteur, y compris les sous-traitants.

Il est certain que l’arrivée de Free Mobile sur le marché de la téléphonie a provoqué un gros remue-ménage auprès des opérateurs historiques tous obligés de revoir leurs offres pour s’adapter au nouveau venu. Cette arrivée est bien évidemment bénéfique pour les utilisateurs qui y trouvent leur compte, mais est-ce réellement le cas ? Qu’en est-il de la face cachée ? En effet, depuis l’arrivée fracassante de Free Mobile, le marché est totalement chamboulé en façade, mais également en coulisse.

Tout le monde parle des nouveaux forfaits, de nouvelles offres toujours plus avantageuses pour les utilisateurs mobiles. Mais, bizarrement, peu de médias font l’étalage des deux plans sociaux qui ont été annoncés par SFR et Bouygues Telecom, mais également la grande difficulté à laquelle doit faire face Alcatel avec l’arrivée en force des sociétés asiatiques Huaweï et ZTE qui cassent les prix des équipements de téléphonies, sans parler de la délocalisation qui continue des centres d’appel. De fait, la face cachée de l’arrivée de Free Mobile a engendré par ricochet une déferlante de recherche du low-cost à tous les échelons de la téléphonie.

C’est face à tout cela qu’Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement productif, dénonce les initiatives prises par le gouvernement précédent dans une réflexion « antiproductive » selon lui. « Les Français sont prêts à payer plus pour des produits français », affirme-t-il.

Mais en fait quelle est la réelle réalité ? Tout le monde est en crise, est-ce que les Français ont réellement les moyens d’acheter ? Pas sûr… et ce ne sont pas les propos du ministre qui vont y changer quoi que ce soit avec ses sous-entendus de protectionnisme des sociétés tricolores.

Alors où se situe la bonne réponse ? Comme d’habitude, il n’y en a pas véritablement. C’est l’offre et la demande qui dictent sa loi, la loi du marché… Dormir sur ses deux oreilles est utopique, il faut impérativement marcher avec le cours du temps. Les pays développés sont depuis longtemps entrés dans une problématique de « surproduction » concurrentielle, un point d’équilibre doit être trouvé, comme hier ou avant-hier, mais également comme demain ou après-demain. Le monde bouge, tout bouge, c’est à nous et aux entreprises de nous adapter dans cette économie mondialisée. Essayer d’interdire l’iPhone en France parce qu’il n’est pas français, cela ne marche pas, plus comme cela…

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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