Free Mobile : les raisons de la hausse des appels de/vers la Tunisie

Alors que Free est plutôt habitué à annoncer des baisses tarifaires, le fait que l’opérateur annonce une hausse a de quoi soulever des interrogations. Voici les explications de l’augmentation des tarifs de/vers la Tunisie.

Le crédo de Free a toujours été d’offrir plus pour moins cher. Dès lors, il a de quoi s’interroger lorsque l’opérateur annonce que l’appel vers la Tunisie passe de 0,95 à 4,32 euros de la Tunisie vers la France de 0,95 à 6 euros, de la Tunisie vers le reste du monde et numéros spéciaux de 2,19 à 6,48 euros et que les appels reçus en Tunisie passent de 0,45 à 3 euros, sans oublier que le SMS émis depuis la Tunisie sera facturé 1,20 euro au lieu de 0,27, le MMS passe à 7 euros contre 1,05, ou encore le prix du Mo qui est multiplié par 4 en passant de 3 à 12 euros.

Lors de l’annonce des nouveaux tarifs de/vers la Tunisie, Free a expliqué que c’était dû aux opérateurs tunisiens. Quelques jours plus tard, le site Tunisie haut débit s’est appuyé sur une source « bien informée » pour expliquer que ce n’était pas vrai, que les opérateurs du pays « n’ont pas revu leurs contrats roaming depuis déjà quelques années et qu’aucune hausse n’est programmée pour les prochains mois ». Dès lors, qui croire : l’explication de Free ou celle provenant de Tunisie ?

La vérité est que les opérateurs tunisiens Tunisie Telecom, Ooredoo et Orange Tunisie n’ont pas augmenté leurs tarifs de gros, mais ont dénoncé en bloc leurs contrats IOT Discount qui permettent d’appliquer des remises substantielles sur les tarifs standards, par le biais de négociations de gré à gré entre tel opérateur tunisien et tel acteur français. Sans cette remise, Free est obligé d’appliquer les tarifs standards qui sont trois à neuf fois plus élevés que les prix discount.

Cette dénonciation des contrats IOT avec Free est intervenue deux mois avant leur échéance.

Une source proche du dossier évoque par ailleurs une pression de l’État tunisien. Vu que les revenus touristiques sont en chute libre, ce qui a une incidence négative sur les revenus du roaming, l’État aurait fortement suggéré cette méthode pour tenter de renflouer ses caisses.

Selon toutes vraisemblances, Free n’est pas le seul opérateur français concerné par cette situation, Bouygues Telecom et SFR ayant à priori reçu les mêmes courriers de dénonciation de leurs contrats IOT. Ils devraient donc également augmenter leurs tarifs… en fait pas forcément.

Économiquement parlant, les deux opérateurs devraient bel et bien répercuter cette hausse sur leurs tarifs. Dans la réalité, tout changement de tarif est un motif de résiliation sans frais. De fais, ils préfèrent certainement laisser passer la période des fêtes, propice aux nouveaux contrats, avant d’annoncer leurs hausses. Une autre solution serait qu’ils décident de ne pas répercuter ces hausses et de les prendre à leur charge. Mais vu l’ampleur des augmentations, cela semble à priori fort peu probable.

Alors que la Tunisie a décidé de montrer la voie, il est par ailleurs possible que d’autres pays emboitent le pas. Dans ce cas, cela pourrait remettre en cause toute la politique tarifaire des opérateurs. Au final, ce sont bien les opérateurs européens, et bien évidemment les clients, qui sont pris en otage par les opérateurs extraeuropéens.

Source : Zdnet.fr

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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