Frelon asiatique : la lutte s’organise contre l’envahisseur

Arrivé par hasard en Europe il y a une dizaine d’années, le frelon asiatique s’est depuis largement disséminé en France, mais aussi dans d’autres pays. Face à ce fléau pour les apiculteurs, la lutte s’organise.

Le frelon asiatique, où Vespa Velutina Nigrithorax, est arrivé de Chine en 2004. Depuis son apparition dans le Lot-et-Garonne, par hasard, il n’a cessé de coloniser du territoire. En dix ans, cet envahisseur a conquis plus de 60% du territoire français, mais a aussi été signalé en Espagne, au Portugal, en Italie et en Belgique.

Classé en 2012 « espèce exotique, envahissante et nuisible à l’apiculture », la Vespa Velutina Nigrithorax est devenue un ennemi public alors que la communauté scientifique considère que sa population est en phase d’« explosion », au détriment d’espèces autochtones vu que le frelon asiatique est un prédateur qui se nourrit de toutes sortes d’insectes, mais surtout l’abeille domestique qui représente jusqu’à 50-60% de son menu.

Depuis l’arrivée de cet envahisseur, la contre-attaque s’organise peu à peu, à commencer par des chasseurs de frelons qui profitent de la période estivale pour traquer les nids. Si la canne télescopique équipée d’un insecticide est l’arme de choix de ces chasseurs, d’autres solutions comme le drone ou de jeunes poulets friands de frelons asiatiques sont également utilisés.

Une solution « miracle » a même été trouvée, une petite mouche : la Conops Vesicularis. Ce parasitoïde découvert en 2013 a la particularité de pondre des œufs sur l’abdomen des reines de frelons, que la larve dévore de l’intérieur à l’éclosion. Pourtant, libérer dans la nature un parasite pourrait être nuisible pour d’autres espèces.

De fait, la solution actuellement privilégiée est l’élaboration d’un piège 100% sélectif dédié aux frelons asiatiques, un dispositif qui pourrait être prêt pour 2015.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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