Galileo : pessimisme autour d’une orbite trop basse

Lancés dans l’espace vendredi, les deux derniers satellites de la constellation Galileo auraient dû atteindre une orbite circulaire à 23 522 km d’altitude. Le fait qu’ils soient situés sur une orbite elliptique aux alentours de 17 000 km est plutôt pessimiste pour leur avenir.

Après des années de tergiversations et de crises politiques, le programme européen Galileo semblait reprendre du poil de la bête avec le lancement vendredi dernier de deux nouveaux satellites. C’est ainsi qu’un lanceur Soyouz a décollé du Centre spatial guyanais de Kourou à 09h27 heure locale (14h27 heure de Paris).

Au terme d’une mission de 3h48, l’étage supérieur Fregat s’était séparé sans encombre des deux satellites Galileo, Sat-5 et Sat-6. Petit hic, au lieu d’être placés sur une orbite circulaire à 23 522 km d’altitude, ils ont été placés sur une orbite elliptique plus basse, aux alentours de 17 000 km.

Comme le confie Jean-Yves, Le Gall, coordinateur interministériel pour la France du programme Galileo, le pessimisme est de rigueur sur l’avenir de ses deux satellites alors que la société Arianespace ne s’est pas encore prononcée sur la possibilité d’une correction de la trajectoire des deux satellites.

Alors que cette orbite trop basse veut dire qu’« ils auront du mal à remplir la mission », il faut rappeler le projet Galileo se veut une alternative européenne aux programmes militaires GPS et Glonass des États-Unis et de la Russie. Ce lancement raté pourrait remettre en question la disponibilité du programme normalement prévue pour 2017.

Il est encore à préciser qu’une commission d’enquête a été mise en place pour déterminer les causes de ce raté.

Lancement raté de Galileo : que va-t-il se passer ?
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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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