Gaz à effet de serre : la responsabilité de l’agriculture

Si les émissions de gaz à effet de serre évoquent souvent l’énergie, l’industrie ou encore les transports, il ne faut pas minimiser la responsabilité de l’agriculture, un acteur majeur à la l’échelle mondiale.

Lorsqu’on parle des émissions de gaz à effet de serre, c’est principalement les secteurs de l’énergie, de l’industrie ou encore des transports qui sont évoqués. Pourtant, avec une contribution de 24% aux rejets mondiaux, l’agriculture est un acteur clé dans les émissions de gaz à effet de serre (GES).

C’est à partir de ce constat que le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a analysé les responsabilités de l’agriculture, mais surtout évaluer les progrès possibles pour lutter contre le changement climatique. C’est dans un rapport rendu public ce lundi 22 septembre que leurs conclusions ont été publiées.

Leur constat est que l’agriculture proprement dite émet 11% des gaz à effet de serre, du dioxyde de carbone et du méthane, alors que la disparition rapide de terres agricoles provoque 10% de GES, auxquels il faut encore ajouter 3% supplémentaires qui résultent des feux de tourbières et de forêts. Champ de blé dans le nord de la France, en 2013.

Potentiellement problématique pour l’environnement, l’agriculture joue un rôle important grâce à ses champs et les bois qui stockent du carbone dans le cadre de la photosynthèse. De problème, l’agriculture peut aussi être une solution climatique planétaire à condition de revoir sérieusement ses orientations.

Se centrant sur la France, les experts plaident pour l’agroécologie, une approche renouvelée de l’agronomie qui pourrait éviter l’émission de 10 à 28 mégatonnes équivalentes CO2 par an.

En France, les performances souffrent du rétrécissement des surfaces agricoles. En trente ans, ce sont 2 millions d’hectares qui ont disparu à cause de l’artificialisation des sols, soit quelque 70 000 ha chaque année depuis 2006.

Comme solutions, le rapport préconise la restauration des terres et des pâturages dégradés, la réduction de la déforestation et le reboisement, ou encore la création de fermes d’élevage à énergie positive. À l’instar de la recommandation de développer la méthanisation, la ligne directrice du GIEC seraient de tourner le dos aux pratiques les plus dommageables pour l’environnement, ce qui pourrait contribuer à réduire les émissions de GES de 20 à 60 % d’ici 2030.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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