Génomique : l’espoir d’améliorer le traitement des patients atteints de cancer

Avec son projet triennal 100 000 génomes, le Royaume-Uni ambitionne d’améliorer le diagnostic et le traitement des patients atteints de cancer et de maladies rares.

Au fil du temps, la médecine moderne comprend de mieux en mieux le cancer au point que certains traitements ciblés sont désormais disponibles. Alors que long parcours contre cette maladie a déjà été entrepris, le chemin est encore long jusqu’à ce que tous les types puissent être traités.

C’est dans le but de simplifier les recherches à venir que le Royaume-Uni a lancé son projet triennal 100 000 génomes. Par le biais de 11 centres sélectionnés à travers l’Angleterre, le ministère de la Santé compte obtenir les données génétiques de 100 000 personnes. Il est prévu le séquençage ADN de 25 000 malades et de leur famille.

Toutes les données collectées seront rendues anonymes avant d’être enregistrées dans une base de données qui sera à disposition des chercheurs universitaires, mais aussi des entreprises pharmaceutiques qui travaillent sur le cancer et les maladies rares.

Alors que le cancer et certaines maladies rares sont des maladies génétiques, le but de ce projet est d’obtenir un échantillon conséquent qui permettra de détecter des mutations génétiques, de repérer les gènes vulnérables, mais aussi de concevoir et développer des médicaments ciblés.

Cette initiative vise aussi à améliorer les traitements en permettant aux médecins d’accéder à l’information génétique capable de préciser les risques. L’idée à terme serait même que le séquençage génomique devienne une routine thérapeutique.

Alors que les données du projet 100 000 génomes seront rendus anonymes pour les besoins de la recherche, le fait que le même genre d’analyse fasse par la suite partie de dossier médical pose bien évidemment la délicate question de la vie privée au sujet de ce genre de donnée si sensible.

De fait, cette initiative n’est pour le moment qu’un premier pas, une bouffée d’espoir pour de nombreux malades.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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