La goélette Tara lève les voiles pour étudier les coraux du Pacifique

De 2009 à 2013, pendant quatre ans, la goélette Tara a sillonné les mers et océans du monde pour collecter plus de 35 000 échantillons de plancton. L’espoir de cette étude est de mieux comprendre ce que seront les océans dans 50 ou 100 ans. Le voilier vient de larguer à nouveau ses amarres. Cette fois, c’est pour se rendre dans le Pacifique afin d’aller y étudier les coraux.

C’est samedi, dans une ambiance festive, que la goélette scientifique Tara a hissé ses voiles en vue d’entamer un périple de deux ans qui lui fera parcourir quelque 100 000 kilomètres. Plusieurs centaines de personnes étaient présentes pour ce départ. C’est peu avant 19 h 00 que la goélette a appareillé, entre danses et musiques polynésiennes, fanfare, concerts et animations autour du thème des coraux organisées par le centre Océanopolis de Brest.

« Cette expédition sera une grande première au niveau de l’étude des coraux par son ampleur au niveau spatial », a commenté Serge Planes, directeur scientifique de l’expédition et directeur de recherche au CNRS. Il va s’agir de la première étude multidisciplinaire qui va se percer sur quelque 1 400 espèces différentes de corail dans son milieu naturel et ses interactions avec la haute mer. Il va s’agir de mieux comprendre les capacités d’adaptation des coraux aux changements climatiques et aux activités humaines.

Comme le veut la tradition au départ de chaque expédition depuis l’époque de la Compagnie française des Indes, la première étape du voyage amène la goélette Tara à l’île de Groix pour y être bénie. Ce n’est qu’ensuite que le grand voyage du voilier de 36 mètres de long, 10 de large et 27 de hauteur de mât débutera.

Cette étude est importante. Les récifs coralliens représentent 30 % de la biodiversité marine connue à ce jour alors qu’ils couvrent moins de 0,2 % de la superficie des océans. « Un kilomètre carré de récifs coralliens, c’est l’équivalent de toute la biodiversité que l’on trouve sur les littoraux de la métropole française », résume Serge Planes.

« C’est un écosystème très menacé », précise le directeur scientifique de l’expédition. Une grande partie des récifs coralliens sont de véritables indicateurs de la santé des océans.

Jusqu’en septembre 2018, Tara voguera du canal de Panama à l’archipel du Japon, de la Nouvelle-Zélande jusqu’en Chine, avec six marins et une septantaine de scientifiques à se relayer à bord. Au terme de ce périple de deux ans, il faudra compter encore une dizaine d’années pour exploiter toutes les données collectées lors de l’expédition. Le programme du voyage prévoit 70 escales, l’analyse de 40 archipels et le prélèvement de quelque 45 000 échantillons.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédent20 ans de recherches pour situer la tombe d’Aristote à Stagire
Article suivantE3 2016 : les conférences à ne pas manquer
Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here