Google : cible d'une plainte pour position dominante ?

Est-ce que Google sera prochainement la cible d’une plainte pour position dominante ? C’est à priori l’intention de 400 éditeurs européens qui comptent mener l’offensive contre le géant de l’internet.

Google pourrait prochainement se retrouver sur la sellette face à 400 éditeurs numériques européens qui comptent porter plainte contre le géant de l’internet. C’est pour abus de position dominante que les plaignants compteraient saisir Bruxelles.

Si rien n’est pour le moment officiel au sujet de cette plainte, ce sont plusieurs sources concordantes qui affirment que l’existence de cette plainte pourrait être dévoilée jeudi, à l’occasion de la première conférence sur l’Open Internet Project (OIP), un événement organisé à Paris dans le cadre de la défense de la neutralité du NET.

Alors que plusieurs procédures sont déjà en cours, cette nouvelle démarche vise à souligner les « excès » pratiqués par Google, comme la manipulation des résultats de recherche pour promouvoir ses propres services et dégrader ceux de ses concurrents dans un contexte de quasi-monopole de l’internet.

Maintenant que les entreprises du numérique, les start-up, les éditeurs en ligne ou encore les organisations de consommateurs ont rejoint l’OIP, la tenue de cette première conférence est une occasion idéale pour officialiser cette plainte alors que le ministre français de l’Économie, Arnaud Montebourg, sera présent, tout comme Ole Schroeder, Secrétaire d’État parlementaire du ministère fédéral de l’Intérieur et député du Bundestag, ou encore Francesco Boccia, Président de la Commission des finances de la Chambre des députés italienne.

Si le dépôt de cette plainte est la première étape de cette démarche, reste à savoir ce que la justice va en faire.

Google ciblé par une nouvelle plainte en Europe
Google ciblé par une nouvelle plainte en Europe

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

3 Commentaires

  1. Que nous faut-il de plus pour abandonner les outils internet made in USA ? Je veux dire, les révélations de Snowden n’ont pas suffi ? Est-ce étonnant que Google trie ses résultats selon ses intérêts ?
    Moi j’utilise Qwant. Un moteur de recherche made in France et ils semblent assez honnêtes. J’ai appris leur existence grâce à une interview avec Thinkerview. Leur fond de commerce est le respect de la vie privée et le respect de l’utilisateur en général. Pour l’instant, je n’ai rien trouvé contre eux. Leur bureaux sont à Paris et c’est bien plus simple de leur montrer notre mécontentement qu’à un monstre américain comme Google.
    Prenons garde au monopole USA sur internet (Google, Facebook, Dropbox, Youtube, Apple…). Nous avons le choix de ne pas utiliser Google. Il est temps, non ?

  2. libre de choisir google ou d’aller voir ailleurs.
    libre également d’ouvrir son ordi.
    Libre de laisser son ordi fermé.

    • Exactement. Google n’a jamais obligé quelqu’un de l’utiliser. Il a certes pris en étaux les entreprises mais les tendances peuvent changer et cela ne dépend que de nous.

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