Google : fautif, mais blanchi par la FTC

Un rapport de la FTC démontre que Google est coupable de pratiques anticoncurrentielles, ce qui n’a pas empêché le groupe internet d’être blanchi.

C’est le Wall Street Journal qui a publié un document du dossier antitrust de Google datant de 2012. À cette époque, la Federal Trade Commission (FTC) avait des arguments pour prouver que Google était coupable de pratiques anticoncurrentielles.

Le moteur de recherche était notamment accusé de manipuler les pages de résultats de son moteur pour nuire à la concurrence, mais aussi d’avoir lésé des services en ligne est leur extirpant des contenus. Malgré cela, la firme de Mountain View en était sortie pratiquement sans égratignure en 2013, lorsque la FTC a conclu favorablement cette enquête en faveur de Google.

Alors que ce rapport de 160 pages indique clairement que Google a « nui à l’intérêt des consommateurs, à l’innovation dans le domaine de la recherche en ligne et au marché de la publicité », on peut s’étonner qu’aucune sanction n’ait été prise. Pour expliquer cet état de fait, on peut légitimement se poser la question du lobbying qui a été exercé par Google, y compris au sein de l’administration, pour parvenir à cette décision clémente.

En réaction à cette publication, Google considère que « après 19 mois d’investigation, l’analyse de 9 millions de pages de documents et un certain nombre d’heures de témoignages, l’équipe de la FTC et l’ensemble de son collège ont admis qu’il n’était pas nécessaire de lancer une action sur la manière de classer et d’afficher les résultats de recherche ». C’est peut-être plausible comme explication, mais cela ne va pas empêcher ce document d’amener de l’eau au moulin à la Commission européenne qui est toujours en train d’enquêter sur les pratiques de Google.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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