Google Glass : plus personne n’y croit ?

Cela fait maintenant deux ans que les Google Glass sont sorties pour les développeurs, sans réelle évolution depuis, et surtout toujours sans commercialisation. La situation serait telle que nombreux sont ceux qui n’y croient plus.

Il y a deux, lors de leurs présentations, les Google Glass avaient suscité l’enthousiasme, avec plusieurs milliers de développeurs qui ont commandé les fameuses lunettes connectées malgré leur prix de 1 500 dollars.

Alors qu’il avait été prédit que les Google Glass seraient commercialisés cette année, tout laisse désormais à penser que cela ne sera pas avant 2015. Il faut dire que Google semble y croire vu qu’Ivy Ross, un ancien dirigeant de Calvin Klein, a rejoint l’équipe
Selon Chris O’Neill, en charge les opérations commerciales des Google Glass, « Nous sommes complètement excités sur les possibilités vestimentaires que représentent ces lunettes ». Il ajoute que « Nous sommes plus que jamais déterminés à un lancement de la commercialisation. Cela va prendre du temps et nous n’allons pas lancer ce produit avant qu’il soit tout à fait prêt ».

En contrepartie de la version optimiste affichée par Google, il est aussi nécessaire de regarder la face cachée… nettement moins reluisante.

Pour de nombreux développeurs, les chances que les Google Glass soient commercialisées sont très minces, principalement en raison du manque de clients et des limites de l’appareil. C’est ainsi que, sur 16 développeurs contactés par Reuters, 9 indiquent avoir cessé ou abandonné leurs projets alors que 3 autres annoncent avoir changé d’affaires.

Comme l’explique Tom Frencel, directeur de Little Guy Games, « S’il y avait 200 millions de lunettes Google vendues, ce serait un point de vue différent. Il n’y a aucun marché à ce stade ». C’est ainsi que sa société a placé en attente son projet de jeu pour les Google Glass et consulté d’autres plateformes, les lunettes de réalité virtuelle Oculus Rift.

Même discours pour Matthew Milan, fondateur de la société Normative Conception, « la plateforme n’est pas assez grande pour être sérieuse », précisant que son projet lié à l’utilisation des Google Glass dans le cadre d’exercices à vélo a été mis en attente. L’entreprise Glu Mobile, à l’origine du jeu « Spellista » pour les lunettes, disponible depuis un an, a cessé le travail sur le titre.

Sean McCracken, un développeur qui a gagné 10 000 dollars dans un concours pour la création de son jeu Psyclops pour Google Glass n’a jamais reçu les moyens officiels pour développer son projet.

Alors que les développeurs semblent se désintéresser des Google Glass, il est plus inquiétant de constater que plusieurs employés clés du développement des lunettes ont quitté l’entreprise au cours des six derniers mois, ces départs comprennent notamment Babak Parviz, développeur en chef, Adrian Wong, chef de l’ingénierie électrique, et Ossama Alami, directeur des relations développeurs.

Toujours aussi inquiétant, le consortium Google Ventures, créé il y a deux ans avec les sociétés de capital-risque Kleiner Perkins Caufield & Byers et Andreessen Horowitz, en charge d’assurer le financement du projet, a tranquillement supprimé son site internet, renvoyant les utilisateurs vers le site principal.

Alors que Google laisse penser que ses opérations de promotions visent à élargir le cercle d’utilisateurs de ses Google Glass, que des annonces sont faites pour dire que 19 hôpitaux américains utilisent des lunettes connectées, que faut-il croire ?

Une chose est pour le moins certaine, nombreux considèrent que ces Google Glass ont eu « un effet dévastateur », que « de nombreuses startups sont soit complètement morte ou ont pivoté » vers des produits concurrents.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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