Google : Street View a conservé des données censées être détruites !

Rebondissement dans l’affaire de l’enregistrement des données privées par Street View de Google. Le géant de l’internet aurait informé toutes les autorités de contrôle en Europe pour informer et expliquer que Google était toujours en possession d’une partie des données collectées.

Afin de pour établir une cartographie très précise et pouvoir lancer son service de localisation Street View, Google avait conçu de petits véhicules spéciaux, appelés Google Cars. Ces véhicules ont sillonné les grandes villes à partir de 2007 en prenant des photographies panoramiques des rues, des immeubles, des personnes qui s’y trouvaient et en « aspirant » toutes les données qui étaient envoyées par les réseaux Wi-Fi.

Ce sont ainsi des tonnes d’e-mails, des clés pour se connecter à des réseaux Wi-Fi et même des identifiants à des comptes e-mails qui ont été captés par les véhicules de Google. En fait, toutes les informations transmises lors du passage des Google Cars ont été reniflées et stockées. Selon l’enquête de la CNIL, « Google avait enregistré, outre des données techniques, de nombreuses données concernant des particuliers, identifiés ou identifiables : données de connexion à des sites Web, mots de passe de messagerie, adresses de courrier électronique, échanges de courriels révélant notamment des informations sensibles sur l’orientation sexuelle ou la santé des personnes ».

Des enquêtes menées depuis fin 2009 ont permis d’établir que la collecte d’informations était excessive et, le 17 mars 2011, la CNIL a sanctionné Google de sa plus grosse peine possible, une mande de 100 000 euros et l’obligation pour le groupe de Mountain View de détruire les informations personnelles qui avaient été récupérées.

Mais, rebondissement dans cette affaire. En effet, le géant de l’Internet se serait rendu compte que toutes les données n’ont pas été détruites. Il s’agirait d’une « erreur administrative et humaine », admet une source proche du dossier. Le groupe américain aurait donc décidé d’en informer toutes les autorités de contrôle en Europe pour présenter ses excuses.

Alors que l’utilisation des services gratuits de Google repose sur la confiance des consommateurs, cette « négligence » représente une faute grave de sécurité. Google tente de faire amende honorable en misant tout sur la transparence.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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