Google : le torchon brûle avec les médias en ligne allemands

En juin dernier, VG Media a porté plainte contre Google et d’autres moteurs de recherche, pour « non-respect de la propriété intellectuelle ». La réponse du moteur de recherche est que le descriptif et les images des articles de 200 médias allemands en ligne ne seront plus affichés. En Allemagne, le fossé s'élargit entre Google et des centaines de médias en ligne

Selon la loi allemande, seuls de petits extraits de textes peuvent être utilisés gratuitement. C’est sur cette base que les membres de VG Media ont attaqué en justice Google pour obtenir une rémunération alors que le moteur de recherche affiche le titre des articles, mais aussi les premières lignes du texte et leur image.

Alors que ce bras de fer dure depuis le mois de juin, Google annonce que plus de 200 médias en ligne allemands seront pénalisés en n’ayant plus que le titre de leurs articles qui sera affiché. Cette amputation sera effective à partir du 9 octobre prochain. Lors de cette annonce, Google précise que « Nous ne montrerons plus les snippets [premières lignes de l’article] et les thumbnails [images miniatures] de sites Internet connus comme Bild.de, Bunte.de ou Hoerzu.de, et de chaque éditeur qui est représenté par VG Media ».

Concrètement, cela représente 170 sites d’éditeurs de journaux, 20 sites de télévisions et 59 sites de radio.

Il est bon de préciser que la réaction des moteurs de recherche allemands a été bien plus loin en retirant purement et simplement tous les sites concernés de leur algorithme.

Alors que Google est dans le collimateur de l’Europe pour abus de position dominante, ce torchon qui brûle entre les médias en ligne allemands et le moteur de recherche ne fait qu’amener de l’eau au moulin de ce dossier.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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