Google veut un web plus rapide grâce au protocole QUIC

Avec pour objectif de rendre le web plus rapide, Google songe à remplacer le protocole TCP par QUIC.

La rapidité d’internet est une priorité de Google. C’est ainsi que la firme de Mountain View a déjà développé SPDY, un protocole qui réduit considérablement le temps de chargement des pages web. Il a servi de base à la définition de HTTP/2. Avec QUIC, l’idée est la même.

Pour aller plus loin dans l’accélération du web, Google compte soumettre QUIC à l’IETF. Qu’est-ce que QUIC ? Il s’agit d’un protocole qui vise à réduire au minimum le nombre d’allers et retours des requêtes entre le client et le serveur. En effet, mine de rien, il ne faut pas oublier que lorsqu’on surfe sur internet, chaque requête est précédée de l’échange de nombreuses informations avant qu’une page puisse s’afficher.

Au lieur que TCP impose que les échanges préliminaires soient achevés, QUIC s’appuie sur un mécanisme différent qui permet à un client de faire sauter la phase de validation s’il s’est déjà connecté au serveur. Mine de rien, le principe de ce nouveau protocole pourrait faire gagner entre 0 et 100 millisecondes, contre 100 ms pour une requête HTTP, et 200 ou 300 ms pour une requête HTTPS à l’heure actuelle.

Selon Google, l’adoption de QUIC concernerait près de 75% des connexions, ce qui signifie qu’il pourrait avoir un impact considérable sur les services et les plateformes gourmandes, par exemple YouTube. La firme de Mountain View précise aussi que 30% des utilisateurs de QUIC pourraient profiter d’une mise en mémoire tampon plus rapide.

Pour finir, QUIC est déjà mis en place dans le navigateur Chrome, pour les échanges avec les serveurs de Google bien évidemment.

Infographie - QUIC, le nouveau protocole Google pour accélérer le web.
Infographie – QUIC, le nouveau protocole Google pour accélérer le web.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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