GPI : un nouvel outil pour observer les exoplanètes directement

De nombreuses exoplanètes ont déjà été découvertes, mais indirectement. Un nouvel outil, le GPI, permet de les observer directement.

Jusqu’à présent, c’est indirectement que les exoplanètes sont découvertes, c’est-à-dire en repérant « l’ombre » lorsqu’elle passe entre nous et leur soleil. Si la méthode a parfaitement fait ses preuves en permettant la découverte de plus de 1 000 exoplanètes, elle souffre de gros défauts.

En effet, pour être repérée, la planète doit tout d’abord passer entre la Terre et son étoile de manière à créer une sorte d’éclipse. Ensuite, seules les grosses planètes peuvent être détectées par cette méthode.

Le Gemini Planet Imager (GPI) est un nouvel outil qui ne souffre pas de ces défauts. Installé l’année dernière sur un télescope géant du Chili, le dispositif permet une observation directe de l’exoplanète.

En fait, GPI « gomme » la luminosité de l’étoile afin de discerner directement la luminosité des planètes. « Cela revient à regarder une luciole près d’un projecteur, à un kilomètre de distance et à travers un verre d’eau », illustre un des astronomes impliqués dans le projet. Dans cet exemple, le projecteur est l’étoile alors que le verre d’eau est l’atmosphère terrestre.

C’est ainsi que l’équipe du GPI a pu découvrir 51 Eridani b, une nouvelle exoplanète d’une masse deux fois plus grosse que notre Jupiter, une planète qui est surtout la plus petite exoplanète jamais détectée à ce jour.

Là aussi cela va devenir encore plus intéressant, c’est lorsque GPI permettra d’étudier l’atmosphère de 51 Eridani b, une planète vieille de 20 millions d’années, ce qui fait qu’elle est plus jeune que l’époque des dinosaures.

Le Gemini Planet Imager va donc permettre de faire un grand pas en avant dans l’exploration des exoplanètes.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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