Hayabusa-2 : la sonde sera équipée d’un « canon » spatial

L’agence spatiale japonaise (JAXA) compte envoyer la sonde Hayabusa-2 pour explorer l’astéroïde 1999 JU3. La grande particularité de cette mission sera l’utilisation d’un « canon » spatial.

Après deux reports, c’est normalement ce mercredi que la sonde Hayabusa-2 devrait quitter la Terre à bord d’un lanceur H-2A depuis le site de lancement de la base de Tanegashima, dans le sud de l’archipel nippon.

Une fois dans l’espace, la sonde se dirigera vers 1999 JU3, un astéroïde primitif, à peu près sphérique, de moins d’un kilomètre de diamètre. C’est aux alentours de la mi-2018 que Hayabusa-2 devrait atteindre sa destination.

« En arrivant près de l’astéroïde 1999 JU3, la sonde observera toute sa surface à l’aide d’instruments de télédétection », explique la JAXA. La mission de la sonde prévoit également le largage d’un véhicule robotisé baptisé Minerva2 et d’un atterrisseur nommé Mascot, l’équivalent de Philae de la mission Rosetta.

Mais la grosse singularité de la mission de Hayabusa-2 est que la sonde doit également lâcher un impacteur. Une fois que la sonde sera cachée derrière l’astéroïde, cette sorte de « canon » spatial va exploser dans le but de violemment projeter une boule de métal sur l’astéroïde dans le but de creuser un cratère de plusieurs mètres de diamètre. Ceci étant fait, la sonde se posera sur 1999 JU3 pour recueillir des échantillons du sous-sol de l’astéroïde dans le but de les ramener sur la Terre. Stocker dans une capsule, les échantillons ainsi collectés devraient arriver sur notre planète en 2020… si tout se passe comme prévu.

Le fait d’utiliser ce canon sera une grande première dans le but de récolter des échantillons du sous-sol de ce corps céleste rocheux qui contient du carbone et de l’eau. Cette expérience vise à comprendre quelles étaient les matières organiques et aqueuses qui étaient originellement présentes dans le système solaire. C’est ainsi que la JAXA déclare : « Cette mission de recueil de matières primitives a le potentiel de révolutionner notre compréhension des conditions de formation des planètes. […] Cela peut en outre nous fournir des informations importantes pour mieux protéger la planète ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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