High-Tech : est-ce que 2014 sera l’année de la révolution geek ?

Que va-t-il se passer en 2014 ? Entre résolutions et espoirs, ou tout simplement continuité, certaines choses vont évoluer, vont changer. Mais est-ce que 2014 ne pourrait pas aussi être l’année de la révolution geek ?

Prédire tout ce qui se passera en 2014 relève du divinatoire. Pourtant, en analysant le passé, surtout ce qui s’est passé ces derniers temps, on peut légitimement s’attendre à certains bouleversements, pourquoi pas certaines révolutions.

Si, techniquement parlant, les smartphones et tablettes numériques continueront à être plus performantes, ce n’est pas de ce côté-là qu’une véritable révolution est attendue, ni des accessoires connectés qui devraient nous envahir.

Par contre, le scandale des pratiques de la NSA a soulevé bien des questions vis-à-vis de respect de notre vie privée. Si ce sont les politiques qui s’en mêlent surtout pour le moment, un tel abus de pouvoir pourrait par exemple engendrer une réaction épidermique globalisée, une méfiance vis-à-vis d’internet et de tous les moyens de communication. S’il ne semble aujourd’hui pas possible de pouvoir se passer de nos appareils connectés, qu’est-ce qui empêcherait une révolution au niveau des protocoles et/ou des habitudes des utilisateurs ?

Dans le même ordre d’idée, la centralisation des données à outrance au profit de la publicité mise en place par les grands acteurs d’internet, Google en tête, pourrait tout autant provoquer un ras-le-bol des utilisateurs, un ras-le-bol qui pourrait parfaitement déboucher sur une modification des comportements. D’ailleurs, dans une certaine mesure, ne serait-ce pas ce dont souffre déjà Facebook avec un début de désintéressement de ses utilisateurs, un signe annonciateur du ras-le-bol publicitaire ?

Par ailleurs, la richesse affichée par Mark Zuckerberg (Facebook), Larry Elison (Oracle), Elon Musk (PayPal), Marissa Mayer (Yahoo) ou encore Tim Cook (Apple), sans parler des valorisations en Bourse, des amendes faramineuses et des bénéfices records ne peuvent qu’au final provoquer un sentiment d’injustice, donc un sentiment de rébellion.

Pour finir, il ne faut surtout pas oublier que tous ces ingrédients font intégralement partie du même monde, celui du High-Tech. De fait, les éléments semblent en place pour un scénario catastrophique, mais lequel ? Pour s’en convaincre, il suffit de prendre en considération la situation actuelle de BlackBerry, qui l’aurait cru alors que la firme canadienne était à son apogée ?

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

1 COMMENTAIRE

  1. Oh ironie …

    En lisant cet article, après chaque paragraphe, je me disais qu’une conclusion naturelle serait d’envisager le retour de BlackBerry V.S ceux qui souffrent des affres que vous mentionnez à juste titre.

    Mais voilà, ce lien – pourtant évident – que je fais naturellement en tant qu’utilisateur de BlackBerry (bon, un peu fan aussi, je vous l’accorde !) semble toujours aussi obscur pour la majorité des contributeurs sur le Web.

    Pourtant, à ce jour, il n’y a guère que BlackBerry qui réponde favorablement à toutes ces problématiques …
    Espérons qu’une observation plus objective de la situation poussera suffisamment d’utilisateurs à essayer – en vrai – les nouvelles générations de BlackBerry et les entreprises à s’interroger sur leurs vraies problématiques.

    Il faut laisser le temps au temps … mais ne tardons pas trop, avant de nous livrer tout cru au duopole qui finira, un jour ou l’autre, par prendre le dessus sur nos gouts et couleurs … pour ne pas dire notre pensée.

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