Homme de Florès : espèce disparue ou trisomique ?

Depuis sa découverte en 2003, l’homme de Florès ne cesse d’alimenter les théories divergentes sur son origine. Plutôt que d’être le témoin d’une espèce d’hominidé aujourd’hui disparut, il pourrait s’agir d’un individu trisomique

baptisé homme de Florès suite à sa découverte en 2003 sur l’ile indonésienne du même nom, ce squelette et son crâne ne cessent d’alimenter les théories divergentes sur son origine. Dans un premier temps, l’hypothèse d’une espèce d’hominidé (famille de primates regroupant l’être humain, le chimpanzé, le bonobo, etc.) aujourd’hui disparut.

Remettant en cause les comparaisons anatomiques faites par rapport aux hominidés antérieurs que sont par exemple l’Homo erectus et l’Australopithèque, une récente analyse des fragments d’ossements de l’homme de Florès révèle des indices de mongolisme.

Cette analyse remet donc en cause les précédentes conclusions en démontrant une erreur d’estimation du volume de la boîte crânienne de l’homme de Florès, ainsi qu’une sous-estimation de sa taille. De fait, la contenance du crâne serait de 16% supérieure à celle calculée précédemment alors que sa taille passerait d’environ 1 mètre à 1,26 mètre.

Pour confirmer cette hypothèse, les personnes aujourd’hui diagnostiquées comme atteintes de trisomie 21 possèdent le même genre de caractéristiques au niveau de la taille du cerveau et de la longueur du tibia plus courte, sans parler de l’asymétrie craniofaciale détectée sur l’homme de Florès, un signe typique de la trisomie.

Cette nouvelle théorie me donc à mal l’hypothèse du paléontologue Peter Brownle qui affirme que l’homme de Florès est une espèce totalement nouvelle au sein du genre humain, alors que d’autres scientifiques considèrent qu’il s’agit d’un être humain moderne atteint de déséquilibres thyroïdiens.

En bref, les mystères de l’homme de Florès ne sont pas encore éclaircis.

A gauche, le crane de l'Homme de Florès (Homo floresiensis), à côté du crâne d'un humain normal, lors de sa présentation à Yogyakarta, Indonésie le 5 novembre 2004.
A gauche, le crane de l’Homme de Florès (Homo floresiensis), à côté du crâne d’un humain normal, lors de sa présentation à Yogyakarta, Indonésie le 5 novembre 2004.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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