Des incertitudes planent sur le succès de la mission ExoMars 2016

C’est la semaine dernière que la mission ExoMars 2016 a été lancée depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Comme l’explique le centre de contrôle de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt (Allemagne), le lancement de la fusée russe Proton s’est déroulé sans problème alors que le satellite Trace Gas Orbiter (TGO) et l’atterrisseur Schiaparelli sont désormais sur une trajectoire directe vers Mars. « ExoMars fonctionne parfaitement », a publié l’ESA.

Pourtant, aussi parfait qu’ait été le lancement, tout ne s’est pas passé comme prévu. Après avoir largué la mission, le dernier étage du lanceur semble avoir explosé, c’est ce que rapporte le site de la revue Popular Mechanics. Cette affirmation est confirmée par une série d’images prise par l’observatoire OASI (Brésil). Sur ces prises de vue, on peut voir un nuage de débris, notamment six gros fragments clairement visibles, dans le sillage de la sonde russo-européenne selon les explications données. En fait, ce n’est pas la sonde qui est visible au centre des débris, mais les restes de Briz-M, le dernier étage du lanceur qui aurait explosé.

Malgré ce correctif qui se veut rassurant, la question demeure de savoir si la mission ExoMars 2016 a été endommagée, notamment ses instruments. Vraisemblablement pour ne pas embarrasser ses partenaires russes, l’ESA reste très discret sur la question en soulignant que tous les indicateurs sont au vert.

En fait, il est pour le moment impossible de savoir si réellement tout est opérationnel. En effet, il faut attendre que tous les instruments soient enclenchés pour en être certains, une manœuvre qui n’est pas prévue avant le mois de juin. Jusqu’à ce test, le doute est donc permis.

Il est à souligner que l’explosion accidentelle du dernier étage d’une fusée Proton est relativement courante. Le 16 janvier dernier, lors du lancement d’un satellite militaire russe, le même genre d’explosion s’est produit. Elle est probablement due à un problème lors du processus de vidange de ses réservoirs, une opération dite de « passivation » pour éviter que les réservoirs explosent parce que le carburant s’échauffe trop à cause du Soleil.

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Après mes études de journalisme, me retrouver à écrire sur des faits divers sans importance m’a déprimé. Lorsqu’un ami m’a emmené me changer les idées au salon Connect It de Paris, cela m’a fait tilt ! Découvrir les technologies d’aujourd’hui que tout le monde pourra utiliser demain… m’a donné une nouvelle inspiration.

Par les amis de mes amis qui son mon avis, on m’a filament proposé d’écrire des articles sur le high-tech. Dire ce qui m’intéresse le plus ? Difficile à dire. Cela va si vite, les possibilités sont si énormes. Une chose est en tout cas sûre : cela me passionne !

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