Installation de Google en Iran : oui, mais…

L’Iran serait prêt à autoriser l’installation de Google et d’autres sociétés dans le pays, tout en émettant un gros, mais…

Par une déclaration faite le dimanche 1er mars, Nasrollah Jahangard, le vice-ministre des Télécommunications iranien, a déclaré que l’Iran serait prêt à autoriser l’installation de Google et d’autres sociétés de service internet dans le pays s’ils respectent sa culture. Il ajoute que « Nous sommes aussi prêts à mettre à la disposition de Google, ou d’autres sociétés, les moyens de l’Iran pour fournir des services à la région » en installant leurs serveurs dans le pays.

Les propos de Nasrollah Jahangard n’ont pas été anodins vu qu’il n’a pas hésité à mettre le doigt sur le nœud du problème : les sanctions économiques imposées contre l’Iran en raison de son programme nucléaire, une situation qui peut « créer des problèmes aux compagnies américaines ».

Cette annonce intervient stratégiquement alors que les États-Unis et l’Iran sont actuellement en pleines discussions autour d’un accord historique qui garantirait la nature uniquement civile et pacifique du programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions internationales.

Histoire de mettre la pression sur les États-Unis, Nasrollah Jahangard a enfoncé le clou en précisant que « les compagnies américaines attendent que la situation juridique soit réglée, mais d’autres compagnies étrangères ont déjà commencé à discuter avec nous ».

Alors que Facebook et Twitter sont bloqués en Iran depuis que les réseaux sociaux avaient massivement servi en 2009 à contester la réélection du président Mahmoud Ahmadinejad, l’installation de Google en Iran ne serait pas forcément synonyme d’ouverture d’internet vu que Téhéran impose une censure stricte des contenus qui déplaisent aux autorités de la République islamique, notamment les sites politiques, pornographiques et contestataires.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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