Intelligence artificielle : le signal d’alarme du monde scientifique

L’intelligence artificielle prend aujourd’hui une place de plus en plus prépondérante dans notre quotidien. Mais sommes-nous conscients des risques encourus ? C’est dans ce sens que quatre scientifiques, dont Stephen Hawking, tirent le signal d’alarme.

À l’heure actuelle, les développeurs de l’intelligence artificielle ont encore le contrôle sur leurs développements, que cela soit les assistants vocaux, les voitures intelligentes, l’ordinateur Watson d’IBM ou autres. Mais qu’en sera-t-il demain ? Il est en effet plus que probable que l’intelligence artificielle du futur ira nettement plus loin que ce que l’on connait aujourd’hui.

C’est dans ce sens que le physicien Stephen Hawking, le professeur en sciences informatiques Stuart Russel et les professeurs du MIT Max Tegmark et Fran Wilczek viennent de cosigner une tribune en commun pour y souligner que « Développer avec succès l’intelligence artificielle pourrait être le plus grand événement dans l’histoire de l’humanité ». Ce quatuor de scientifiques ajoute immédiatement le corollaire à savoir que « Malheureusement, cela pourrait aussi être le dernier… ».

À l’instar de ce qui est souvent présenté dans les films de science-fiction, que se passera-t-il le jour où la machine supplantera l’homme par ses décisions ? C’est face à cette menace que Stephen Hawking, Stuart Russel, Max Tegmark et Fran Wilczek ont décidé de tirer un signal d’alarme, pour que tous les acteurs en matière d’intelligence artificielle réfléchissent à l’évolution d’une telle technologie afin d’esquiver les risques relatifs à son utilisation.

Ce constat a de quoi donner des frissons dans le dos, d’autant plus que la réflexion soulevée par ces scientifiques semble très loin des préoccupations des développeurs et dirigeants actuels. Dès lors, faut-il avoir peur ? Pas de l’intelligence artificielle d’aujourd’hui, mais déjà des œillères en la matière que semblent avoir certaines firmes.

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1 COMMENTAIRE

  1. Désastreux le bilan intellectuel, on ne sait plus si la « con’science » « co’existe » encore de nos jours; aberrant !

    Qui dit artifice dit « artifi’ciel », et ça explose, oui!, le but étant, c’est phonétique.

    …Spéciale dédicace à Stephen Hawking, LE PLUS BEAU, à temps… « Le VIème Continent » (Taylor et pneu; ça sent… la particule fine ! – Des Dieux, Higgs; Saint Vin’cent, un p’tit « canon »? – Ha ah !

    …VIVE LA MECANIQUE QUANTIQUE et/ou Métaphysique… Unique’ment pas, maîtrisable de l’homme semblant’s !…

    • Ha ! Un vrai penseur… De ceux qui savent. continuum comme ça, Nostradamus et chante nous encore du quantique de j’enracine.
      Affiction.

  2. Ce n’est pas l’intelligence artificielle ou n’importe quelle supériorité de la machine qui tuera l’espèce humaine, on est pas dans terminator…
    Le faite d’utiliser des machines à notre place sans réflechir nous fait perdre certains réflexes ou facultés cognitives, de sorte qu’avec le temps les machines nous dominerons car on sera incapable de faire sans elles.
    Les machines auront-elles la conscience de cet état de domination ? peut etre pas, mais leurs donneur d’ordre certainement, et ce sera eux les maitres du monde.

    C’est d’ailleurs le principal critère qui justifie que notre QI va reculer.

  3. Ceux qui développent ce prétendu type d’intelligence rêvent les grands yeux ouverts,
    car les machines qu’ils développent ne sont qu’un amalgame de composants électroniques et de circuits imprimés obéissant aux lois de la physique.

    Le problème ne réside pas tant des machines sans aucune conscience que de personnes pouvant être tentées de s’en servir de façon préjudiciable envers d’autres êtres humains.

    Chaque être humain est unique et a sa conscience et son libre arbitre.
    C’est ce que l’on appelle plus communément, son âme.

    Ceux qui auraient un jour éventuellement la prétention de développer des machines avec une âme, ne seraient que de parfaits fanfarons.

    Tenter hypothétiquement de faire endosser à des machines, des actes condamnables de certains individus malveillants, tient de la lâcheté.

    Si vous pensez que les ordinateurs, smartphones ou autres robots sont nuisibles, vous avez le libre choix de ne pas vous en servir, voir de vous en débarrasser.

  4. Peut-on croire aujourd’hui que ce que l’on entend par intelligence artificielle (IA) soit capable de prendre le pouvoir ?

    Non, bien sûr.

    Pourtant, nous abandonnons tous les jours une partie de notre territoire de décisions. Plus précisément, nous déléguons à des machines certaines prises de décisions ou actions que nous jugeons mineures ou pour lesquelles nous pensons que les machines sont plus douées (lapsus anthropomorphique) : plus rapides, plus sûres, plus pertinentes, plus justes.

    Des exemples :
    Dans une voiture, tous les assistants d’aide à la conduite (des plus anciens ABS, au plus moderne système de freinage adaptatif, détecteur de fatigue, détecteur de franchissement de ligne continu en passant par le GPS et toutes les kyrielles d’alertes de ceinture non bouclée, d’angle mort).

    A la maison, le système (Canal +) qui sélectionne les programmes qui correspondent à mon profil.

    Sur les mobiles et internet en général, tout ce qui est là pour nous simplifier la vie en enregistrant chaque élément de notre comportement (langue, localisation, goûts) pour nous proposer des offres et améliorer comme on dit pudiquement notre expérience utilisateur.

    Progressivement, nous ne trouvons plus ces initiatives comme intrusives. Pire, nous les considérons comme maintenant utiles voire indispensables.

    Que reste-t-il à l’homme ?

    Dieu merci, l’IA n’a pas encore conscience du pouvoir qu’elle détient.

    Peut-elle se détourner des missions que nous confions, cesser de nous rendre service (ce pour quoi nous l’avons développée) et vivre sa propre vie ?

    Sommes-nous toujours maître des machines, des décisions de l’IA ?

    Est-ce que l’on peut interrompre une machine que l’on juge devenue folle (un escalator qui pète les plombs, un modèle de météorologie qui prédit 15 jours de neige en plein mois de juillet, un régulateur de vitesse qui se bloque à 150 km/h, des mouvements boursiers qui crashent l’économie).

    Nous nous plaignons d’un monde où quelques hommes font la loi : nous plaindrons-nous d’un monde où quelques machines et beaucoup d’intelligence artificielle piloteront la destinée des hommes ?

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