Intelligence artificielle : Toyota recrute des sommités internationales

Gill Pratt, directeur du Toyota Research Institute (TRI), a profité de CES de Las Vegas pour présenter les scientifiques et d’ingénieurs de très haut niveau qui composeront l’équipe de direction technique. Il s’agit de sommité mondiale.

Avec son Toyota Research Institute (TRI), l’objectif du constructeur japonais est de combler le fossé entre la recherche fondamentale et le développement de produits. Annoncé en novembre 2015, cet institut de recherche et développement a reçu pour mandat :

· améliorer la sécurité des véhicules avec l’objectif ultime de créer une voiture incapable de causer un accident
· rendre la conduite accessible à ceux qui en sont actuellement privés, notamment les personnes âgées ou handicapées
· transposer des technologies de mobilité extérieure en solutions de mobilité intérieure
· accélérer les découvertes scientifiques en appliquant des techniques issues de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage automatique

Pour espérer atteindre ces ambitieux objectifs, Toyota s’est donné le moyen d’y parvenir. Une enveloppe de un milliard de dollars est en effet déjà prévue pour les cinq ans à venir. Mais ce n’est pas tout. Pour lancer son programme, deux nouveaux sites à Palo Alto (Californie) et Cambridge (Massachusetts) ont été ouverts. En plus, afin d’orienter ses recherches sur l’intelligence artificielle et la robotique, Gill Pratt, le directeur du TRI, s’est aussi entouré d’une équipe de scientifiques et d’ingénieurs de très haut niveau.

C’est à l’occasion du CES de Las Vegas que Gill Pratt a annoncé qu’Eric Krotkov (ancien directeur de programmes au DARPA), Larry Jackel (ancien directeur de Bell Labs Department et directeur de programmes au DARPA), James Kuffner (professeur à la Carnegie Mellon University et ancien responsable de Google Robotics), John Leonard (professeur de génie mécanique et océanique au Massachusetts Institute of Technology), Hiroshi Okajima (directeur général de projets à la Direction R&D de Toyota Motor Corporation), Brian Storey (professeur de génie mécanique à l’école d’ingénieurs Olin College) et Russ Tedrake (professeur associé au département génie électrique et informatique du MIT) composeront l’équipe technique. Cette équipe aura la lourde responsabilité d’assurer la direction et l’orientation des projets de recherche.

« Notre équipe de direction possède à son actif des décennies d’expérience qui ont permis de repousser les frontières de la connaissance en informatique et en robotique, mais nous n’en sommes qu’au tout début. Le degré d’implication de Toyota reflète l’importance que nous attachons au développement de systèmes de transport automatisés sûrs et fiables. En clair, grâce à des solutions de mobilité, nous sommes convaincus de pouvoir améliorer sensiblement la qualité de vie des gens de tous âges dans tous les aspects du quotidien. » a déclaré Gill Pratt.

Pour l’épauler dans sa tâche, l’équipe pourra aussi compter sur un Comité Consultatif extérieurs composés d’experts mondialement reconnus. Il s’agit notamment de John Roos (ancien Directeur général de Wilson Sonsini et Ambassadeur des États-Unis au Japon), Rodney Brooks (ancien directeur du Computer Science and AI Lab au MIT, fondateur de iRobot, fondateur, président et directeur technique de Rethink Robotics), Marc Benioff (directeur général de Salesforce.com), Richard Danzig (ancien secrétaire d’État à la Marine américaine), Bran Ferren (ancien président de la R&D chez Walt Disney Imagineering et directeur de la création chez Applied Minds), Noboru Kikuchi (professeur émérite à l’Université du Michigan, responsable du laboratoire central de R&D Toyota et du Toyota Research Institute d’Amérique du Nord), Fei-Fei Li (directrice du laboratoire d’intelligence artificielle de Stanford), Daniela Rus (directrice du laboratoire d’informatique et d’intelligence artificielle du MIT) …

En recrutant de telles sommités internationales pour son TRI, Toyota s’est clairement donné les moyens d’atteindre ses objectifs. Mais comme les objectifs sont très ambitieux, le chemin sera long.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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