Internet : la France utilise le vin comme bras de levier contre l’ICANN

La France fait du vin un sujet de rupture avec l'ICANN

Alors que l’ICANN doit prochainement attribuer les domaines .vin et .wine, la secrétaire d’État Axelle Lemaire compte sur le vin pour comme bras de levier pour réformer l’ICANN.

Ne touche pas à mon vin, c’est en résumé ce que l’on pourrait dire sur la position de la secrétaire d’État Axelle Lemaire au sujet des domaines .vin et .wine. Pourtant, la situation est plus complexe que cela.

Pour Axelle Lemaire, il n’est pas question que la France baste au sujet des nouveaux domaines en .vin et .wine sans garantir de protection efficace aux indications géographiques. Selon elle, il est totalement inconcevable que chateauneufdupape.vin ou champagne.wine puisse être attribué à des producteurs chinois, japonais ou chiliens.

Dans un courrier adressé à l’ICANN, la secrétaire d’État souligne sa méfiance sur la capacité de l’organisation à pouvoir tenir compte de l’intérêt public, typiquement les indications géographiques chères à la France, mais aussi à l’Europe et au Monde. C’est ainsi qu’elle considère que ces indications doivent bénéficier du même niveau de protection « en ligne » que « hors-ligne ».

Contestant la suffisance des mesures de protection existantes, adoptées par le GAC à Pékin et approuvées par le Conseil de l’ICANN, Axelle Lemaire appelle à la mise en place d’une procédure de contestation arbitrale pour que les ayants droit viticoles puissent se défendre au cas où un nom de domaine serait réservé alors qu’il viole la protection des indications géographiques.

Utilisant cette affaire de vin comme bras de levier, la secrétaire d’État souligne que cette affaire démontre « la nécessité d’une réforme en profondeur de l’ICANN ». Pour autant que cette démarche aboutisse, on pourra dire que le vin français aura conduit à une réforme d’internet. Mais ça, c’est une autre histoire…

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Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

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