Internet : pas de mainmise des États-Unis ?

En marge de la conférence NETmundial, Vint Cerf explique que les États-Unis n’ont pas, plus, la mainmise sur internet.

C’est à l’instigation de la Présidente brésilienne Dilma Rousseff, suite aux scandales des pratiques de la NSA révélées par l’ex-consultant Edward Snowden, que Sa Paulo a accueilli la conférence NETmundial. Alors que les quelques 900 participants à cette rencontre ont fustigé la mainmise pratiquée par les États-Unis en matière d’internet, Vint Cerf, le vice-président de Google, a tenu à relativiser cet état de fait.

Selon lui, « Les États-Unis ne contrôlent pas internet, c’est un mythe », précisant « Auparavant, peut-être, mais plus maintenant… il suffit de bien regarder… ». Si Vint Cerf est aujourd’hui vice-président de Google, il est surtout un des pères fondateurs du web, ce réseau créé il y a 25 ans, donc une référence en la matière.

C’est ainsi qu’il concède que, pour des raisons historiques, les États-Unis contrôlent ou hébergent les principaux organismes gérant internet, comme l’administration des adresses, des noms de domaines, des normes et des protocoles du web, ce qui provoque d’ailleurs des tensions entre certains gouvernements depuis plusieurs années.

Soulignant que les États-Unis jouent un rôle unique pour internet, il tient à mettre en évidence toute la difficulté à vouloir instaurer une gouvernance du web qui puisse concilier ouverture et sécurité, comme l’ambitionne le NETmundial, alors que des limites sont imposées par des règles nationales et parfois internationales, et que ce sont des ingénieurs qui créent les applications permettant de déterminer ce qu’internet est capable de faire, ou ne pas faire.

C’est dans ce sens que Vint Cerf souligne l’importance de promouvoir la liberté d’expression, d’information, d’invention, mais aussi de permettre aux internautes de se protéger.

« Les États-Unis ne contrôlent pas internet »
« Les États-Unis ne contrôlent pas internet »

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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