Internet : la problématique des enfants face à la violence de l’actualité

Alors que les médias ont repris en boucle à l’annonce de la mort d’Hervé Gourdel en parlant de « décapitation » et d’« assassinat », comment résoudre la problématique des enfants qui sont confrontés à ce genre d’information ?

Les images de la décapitation d’Hervé Gourdel sont déjà choquantes pour un adulte, que dire pour un enfant ? Si les médias instaurent un certain filtrage de l’information, comme celui de rapidement remplacer le terme de « décapitation » par celui moins barbare d’« assassinat », il n’en demeure pas moins que les enfants peuvent être confrontés à de l’information non filtrée simplement en allant sur internet. Dès lors, la question de leur expliquer ce qui vient de se produire se pose.

Alors que tous les médias ont repris en boucle l’annonce de la mort d’Hervé Gourdel, bon nombre d’enfants ont certainement été confrontés à de l’information ou à des images qu’ils auraient été préférables qu’ils ignorent. Mais plutôt que de les blâmer de quelque chose pour lesquels ils n’y peuvent rien, la solution repose avant tout sur le dialogue. Décapitation de Hervé Gourdel : si vos enfants vous en parlent, utilisez des mots simples

Il est important dans cette démarche de ne pas culpabiliser l’enfant, d’aller à sa rencontre pour ne pas le laisser seul face à l’horreur. Selon l’âge, des termes appropriés devront être utilisés, tel que simplement « méchant » ou « guerre » pour les plus jeunes. L’idée de ce dialogue serait avant tout de faire passer le message que « la violence ne règle rien ».

Éluder les questions de l’enfant n’est pas une alternative, car il ira chercher les réponses ailleurs. Dès lors, par le biais du dialogue, il faut que l’enfant puisse poser ses questions et que les parents y répondent le plus simplement possible, bien évidemment sans entrer dans les détails du mode opératoire. L’important est de se mettre au niveau de l’enfant, de ce qu’il a compris ou de ce qu’il imagine, pour qu’il puisse parler de ses peurs.

Dans tous les cas, la pire des choses serait de sanctionner l’enfant… car il n’y est pour rien si une telle information a inondé internet et les médias.

Alors que la violence est omniprésente dans certains jeux ou séries télévisées, il serait aussi bon que l’enfant comprenne la différence entre la réalité et la fiction.

Mais ce qu’il faut garder à l’esprit, plus loin que l’assassinat d’Hervé Gourdel, c’est que les enfants face à la violence de l’actualité est une problématique réelle et qu’il faut que les parents soient attentifs.

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Un commentaire

  1. Montrer et voir la réalité du monde, est la meilleure des conduites. Rien de pire que les omissions, les mensonges. Édulcorer le monde prépare, enferme les êtres dans un monde imaginaire et faux. Mais il est vrai que le prétexte de préserver permet de cacher et de manipuler, plus facilement. La vérité n’est jamais bonne ou mauvaise; mais elle est. Que faudrait-il penser d’un système informatif, éducationnel qui se déroberait à faire connaitre la réalité ?
    Une guerre fait des morts et des victimes collatérales. C’est ainsi comme la terre tourne autour du soleil…

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