La jalousie, l’échec et le narcissisme motivent les utilisateurs de Facebook

Les mises à jour que vous faites sur Facebook peuvent vous sembler désintéressées. En fait, la jalousie, l’échec et le narcissisme sont les principaux sentiments qui motivent les utilisateurs dans leurs mises à jour.

Lorsqu’on publie quelque chose sur Facebook, on a souvent l’impression de le faire naturellement, sans arrière-pensée. En fait, selon une étude, cela ne serait pas du tout le cas. Différents sentiments nous poussent à publier sur le réseau social, des sentiments pas forcément très glorieux.

Des chercheurs de l’université de Colombie-Britannique ont étudié 1193 utilisateurs du réseau social dans une université allemande. Ils ont cherché à déterminer le ressenti des personnes lorsqu’elles publient quelque chose sur Facebook. La conclusion de cette étude est que les sentiments de jalousie, d’échec et de narcissisme figuraient parmi les principales motivations des utilisateurs.

Se présenter sous leur meilleur jour possible

Selon les chercheurs, si ces sentiments prévalent, c’est parce que les utilisateurs veulent absolument se présenter sous leur meilleur jour. « La participation aux réseaux sociaux a déjà été reliée à la dépression, à l’anxiété et à des comportements narcissiques, mais les raisons n’ont pas été bien expliquées », explique Izak Benbasat, l’un des auteurs de l’étude. « Nous avons trouvé le chaînon manquant ».

Maintenir les apparences

Pour les chercheurs, l’exemple type est les photos de vacances. Les utilisateurs postent les images les plus idylliques possible dans le but de présenter une vie quasi parfaite… voire irréaliste. Cela ne dénote pas forcément une envie de provoquer la jalousie chez les autres, mais plutôt a affiché une volonté de rivaliser avec les autres, une manière de maintenir les apparences.

« Partager des images et des histoires sur les grands moments de sa vie, c’est tellement le rôle de Facebook, qu’il est impossible de s’en défaire », explique le chercheur. « Je pense qu’il est important que les personnes connaissent l’impact que cela peut avoir sur leur bien-être. Les parents et les professeurs devraient noter le fait que les jeunes peuvent être particulièrement vulnérables au côté sombre des médias sociaux. »

Alors que Facebook veut véhiculer le positivisme, cette étude démontre le contraire. D’autres études précédentes ont d’ailleurs déjà démontré que les réseaux sociaux peuvent véhiculer un sentiment d’échec et de tristesse.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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