La fin des cartes SIM en 2016 ?

Est-ce que la carte SIM amovible comme on la connait va disparaitre ? C’est ce que veulent Apple et Samsung, mais aussi la GSM Association.

En équipant certains iPad Air 2 de sa propre carte SIM en 2014, Apple avait fait un premier essai en vue de faire disparaitre la carte SIM que l’on connait, la carte SIM qui est le pilier de la relation entre opérateur et client. L’expérience s’était toutefois limitée à quelques partenaires de l’opération.

« La généralisation des cartes SIM embarquées qui ne sont pas amovibles ne peut se faire qu’avec la coopération de tous les acteurs », estime Etienne Costes, associé au cabinet de conseil Ernst & Young. « Sans accord, on risque de vendre des smartphones associés à des opérateurs, sans que leur propriétaire ne puisse en changer. »

Justement, c’est bien ce qui se passe en coulisses. En effet, Apple, mais aussi Samsung, discutent avec des opérateurs télécoms afin d’équiper leurs téléphones d’une carte universelle, qui ne pourra plus être changée.

Dans cette optique, cela fait maintenant plusieurs mois que ce projet est en discussion entre les plus grands fabricants de smartphones et de cartes SIM, mais aussi avec la GSM Association qui représente plus de 800 opérateurs télécom dans le monde.

Selon les dernières rumeurs, un accord serait imminent, avec un système qui pourrait devenir un standard à partir de 2016. Il s’agirait d’une carte SIM de nouvelle génération qui sera baptisée eSIM, une SIM électronique qui équipe déjà de nombreux objets connectés, comme les outils de signalisation routière et les voitures connectées.

Pour autant que cet accord soit finalement conclu, cela permettrait à Apple et Samsung de souder la carte SIM directement à l’intérieur des smartphones qu’ils produisent, ce qui permettrait aux appareils d’être encore plus fin.

Électronique, l’eSIM est reprogrammable. De fait, en cas de changement d’opérateur, il suffit simplement de la reprogrammer.

Pour aboutir, cette initiative vise à conserver une certaine marge de confort à tous les acteurs, que cela soit les fabricants de smartphones, les fabricants de SIM ou les opérateurs, que chacun continue à retirer un certain bénéfice de la solution adoptée. En fait, avec cet accord, les constructeurs de cartes SIM produiront les puces et les logiciels d’identification nécessaires alors que les opérateurs télécoms resteront responsables de la transmission des données des abonnées. « La carte portera toujours les secrets d’authentification et d’identification, qui appartiennent aux opérateurs. C’est un rôle crucial », souligne Philipe Lucas, participant aux négociations au sein de la GSM Association pour le compte de l’opérateur Orange.

Alors que le titre de Gemalto, premier fabricant mondial de cartes SIM, a chuté de 7% à la Bourse de Paris, l’entreprise précise que « Nous sommes très bien positionnés sur les services d’activation, car nous faisons de la téléadministration depuis très longtemps. La eSim n’est pas une menace, mais une opportunité. »

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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