La guerre des e-books a eu raison d’Oyster

Oyster se présentait comme le « Netflix du livre ». Mis à mal par la trop forte concurrence, le service annonce sa fermeture prochaine.

Comment résister à Apple ou Google sur le marché des e-books en ligne, et surtout à Amazon ? C’est très compliqué pour les autres plateformes. C’est ainsi que Entitle a dû mettre la clé sous la porte il y a deux mois de cela.

Aujourd’hui, c’est une autre plateforme qui annonce sa fermeture : Oyster.

Créé en 2013 en tant que « Netflix pour les e-books », le modèle économique d’Oyster reposait sur une offre de lecture illimitée proposée contre un abonnement mensuel de 9,95 dollars. Cela n’a pas suffi pour rivaliser avec la concurrence.

Alors que l’arrivée de l’offre Kindle Unlimited d’Amazon a crispé les relations avec les éditeurs américains, la situation dans l’édition est compliquée. Si la musique en ligne peut compter sur les nouveautés pour attirer de nouveaux clients, c’est moins le cas pour les e-books. De plus, vu que le marché du livre est encore viable, les éditeurs ne veulent surtout pas brader les prix.

Et justement, avec son offre rouleau compresseur, Amazon veut tout écraser sur son passage dans le but de s’accaparer ce marché, et ce sont bien évidemment les plus petits qui commencent par payer les pots cassés.

C’est vite vu, les liseuses représentent 50% du marché des e-books. Comment rivaliser avec les Kindle d’Amazon ?

En fait, la réponse pourrait venir de Google vu que de nombreux employés d’Oyster ont été embauchés par la firme de Mountain View. Son idée ne serait peut-être pas de venir taquiner Amazon directement sur son propre marché, mais plutôt de cibler plus globalement les utilisateurs, par exemple en proposant un abonnement unique à 20 dollars par mois pour de la musique, de la vidéo et des livres.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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