La « jeune Afghane aux yeux verts » est accusée d’avoir obtenu de faux papiers

Sharbat Gula, la « jeune Afghane aux yeux verts » qui a fait la une du National Geographic, est accusée d’avoir frauduleusement obtenu de faux papiers d’identité.

La « jeune Afghane aux yeux verts » est accusée d'avoir obtenu de faux papiers

C’est en juin 1985 que Sharbat Gula devient l’icône de tout un pays, lorsque la photo de la « jeune Afghane aux yeux verts » fait la une du National Geographic. Aujourd’hui, elle est accusée d’avoir frauduleusement obtenu de faux papiers d’identité.

Sur un cliché apposé sur un formulaire de demande de carte d’identité au Pakistan en avril dernier, on retrouve les mêmes yeux verts, clairs, purs, hypnotiques et les mêmes lèvres, sur un visage qui a changé et vieilli, désormais ceint d’un voile noir.

« Nous avons détecté le cas de Sharbat Bibi en août et l’avons transmis le même mois à l’Autorité fédérale des enquêtes (FIA) », a expliqué Faik Ali Chachar, porte-parole de l’Autorité pakistanaise des papiers d’identité. « Il y avait de nombreuses erreurs dans son dossier et le tampon était un faux », ajoute un autre responsable qui préfère garder l’anonymat. Selon plusieurs responsables pakistanais, il s’agit bien de Sharbat Gula.

Après avoir invalidé sa carte d’identité, les enquêteurs cherchent toujours à savoir comment Sharbat Gula, aujourd’hui âgée d’une quarantaine d’années, a réussi à obtenir ses documents.

Sur le formulaire de demande, elle indique être née en 1969 et vivre dans le quartier populaire de Nauthia Qadeem à Peshawar. Des habitants de ce quartier indiquent que son mari travaillait comme boulanger, mais que toute la famille a plié bagage il y a environ un mois.

Alors que l’on n’a plus de nouvelle du visage le plus connu d’Afghanistan, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) explique que plus de 30 000 Afghans vivant sans papiers au Pakistan sont rentrés dans leur pays depuis le début de l’année, dans un contexte d’augmentation de la défiance des autorités locales contre cette communauté depuis l’attentat taliban contre une école de Peshawar.

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentDQN : Google progresse dans l’intelligence artificielle
Article suivantPrologue Avant : la beauté avant-gardiste de la technologie Audi
Une fille dans l'informatique était mal vue à l'époque de mes études. C'est pour cette raison que l'on m'a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m'a plu. C'est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l'information m'a poussé à suivre des cours de journalisme. Comme j'avais la propension de centraliser l'actualité technologique, un ami m'a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C'est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l'aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m'intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here