La maison-mère de Numericable-SFR veut racheter l’américain Time Warner Cable

L’appétit d’Altice ne faiblit pas. Après avoir racheté Orange Dominicana, SFR Caraïbes, SFR, Virgin Mobile, Portugal Télécom, Suddenlink Communications, son ambition et de s’offrir Time Warner Cable, le 2e câblo-opérateur américain.

Patrick Drahi, le patron du groupe Altice, a visiblement les dents longues. Alors qu’il vient à peine d’annoncer le rachat de 70% du capital social de Suddenlink Communications, le 7e câblo-opérateur américain, il semble vouloir conquérir l’Amérique. En effet, la maison-mère de Numericable-SFR serait en négociation avec plusieurs banques dans le but de pouvoir s’offrir Time Warner Cable, le 2e câblo-opérateur américain.

La prise de contrôle de Time Warner Cable est un énorme morceau vu que le câblo-opérateur est estimé à plus de 40 milliards d’euros. Il faut dire qu’il compte près de 11 millions d’abonnés.

« Le montant du financement n’aurait pas encore été déterminé, mais le financement pourrait inclure une émission obligataire à haut rendement en dollars ainsi que des prêts bancaires. […] Le groupe dirigé par l’homme d’affaires Patrick Drahi ainsi que des porte-parole des banques citées ont refusé tout commentaire ou n’ont pas répondu dans l’immédiat aux sollicitations de l’agence », a précisé La Tribune.

Il est à noter que Comcast, 1er opérateur américain, a renoncé à racheter Time Warner Cable, pour 41,1 milliards d’euros, en raison d’un refus des autorités de la concurrence.
Après avoir racheté Orange Dominicana, SFR Caraïbes, SFR, Virgin Mobile, Portugal Télécom, Suddenlink Communications, Altice est déjà endetté à hauteur de 30,4 milliards d’euros selon une note de RBC Capital Markets. En cas de rachat de Time Warner Cable, la dette pourrait donc exploser à plus de 70 milliards d’euros !

La question est donc de savoir si Altice possède vraiment les moyens de ses ambitions ? Ce n’est à priori pas l’avis des marchés financiers et des agences de notation vu que Moody’s vient tout juste de donner la note « B1 » au groupe, « sous revue pour une éventuelle dégradation ».

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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