La SNCF lance sa bibliothèque digitale : 100 000 livres pour les voyageurs

Partant du constat que les voyageurs aiment lire dans le train, la SNCF lance sa bibliothèque digitale, une offre qui propose un catalogue de 100 000 livres.

Le constat fait par la SNCF est que les Français lisent pratiquement toujours dans le train. Dès lors, pourquoi ne pas leur proposer une bibliothèque digitale ? C’est justement ce que propose la compagnie de chemin de fer depuis aujourd’hui.

Concrètement, c’est un catalogue de 100 000 livres qui sont disponibles pour tous les voyageurs équipés d’un smartphone, d’une tablette ou d’un ordinateur portable. L’accès se fait soit via le site e-livre.sncf.com ou en téléchargeant l’application SNCF e-livre sur l’App Store (iOS) et sur le Play Store (Android).

Gratuit pendant 45 jours, puis une offre à 9,90 euros par mois

Pour accéder à la bibliothèque digitale de la SNCF, il faut ensuite se créer un compte en fournissant son adresse e-mail et un mot de passe. Après, l’accès est gratuit aux 100 000 références du catalogue.

En fait, l’offre n’est pas véritablement gratuite. La gratuité est de mise pendant 45 jours, puis sera payante à partir de la mi-décembre. Pour pouvoir continuer à profiter de cette bibliothèque digitale, il faudra alors payer 9,90 euros par mois.

Bonne nouvelle, tout ne sera pas payant. En effet, 5 000 références resteront tout de même gratuites.

Un catalogue riche et varié

Riche de 100 000 références, le catalogue de bibliothèque digitale de la SNCF comprend des classiques, des livres pour enfants tels que « Boule et Bill », le « Marsupilami », « Lucky Luke », des livres pratiques comme « J’arrête la malbouffe », « Ma leçon d’antigy », « 44 Astuces pour démarrer votre business », etc.

Mais attention, tout n’est pas non plus disponible. Les titres proposés sont avant tout des classiques, disponibles sans droits. Ainsi, il sera difficile de trouver des romans ou essais fraichement sortis en librairie. Enfin si, ils seront disponibles, mais sous la forme d’extraits (les 10 à 20 premières pages).

Il est à souligner qu’il est possible peuvent télécharger un ouvrage où qu’ils soient et que, une fois téléchargé, il pourra être lu même sans réseau. Par contre, pas question de l’imprimer ou de le transférer.

La face cachée de la bibliothèque numérique de la SNCF

Cette bibliothèque est aussi un business. C’est ainsi que, côté financement, 65% des revenus des abonnements iront aux éditeurs, au prorata du nombre de pages lues.

Par ailleurs, les éditeurs préfèrent pour le moment encore privilégier la version papier commercialisée en librairie, du moins tant qu’elle rencontre encore du succès. « Cette bibliothèque digitale est une bonne initiative, mais dans un premier temps, on aura tendance à céder des titres déjà rentabilisés plutôt que des nouveautés qui marchent encore en librairie », commente par exemple Léonore Dauzier, directrice commerciale chez Sonatine.

Vu que le marché de l’édition numérique ne représente que 4,1% du marché à l’heure actuelle, cette prioritarisation est encore logique. Mais plus le numérique prendra de l’importance, plus les livres arriveront rapidement sous forme digitale, ce qui est l’espoir de la SNCF pour pouvoir proposer un jour des ouvrages récents dans sa bibliothèque.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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