La sonde Rosetta sème le doute sur l’origine de l’eau terrestre

Les résultats de la sonde Rosetta sèment le doute sur la théorie qui prétend que l’eau terrestre proviendrait des comètes.

Les scientifiques qui ont analysé l’eau de la comète Tchouri viennent de publier le résultat de leurs recherches dans la revue Science. Le moins que l’on puisse dire est que cette publication sème le doute sur l’origine de l’eau terrestre.

En effet, les théories actuelles évoquent que l’eau sur Terre proviendrait à l’origine des comètes qui ont frappé notre planète il y a des millions d’années. Les données de Tchouri prouvent que ce n’est pas possible.

Le taux entre l’eau lourde (HDO) et l’eau normale (H2O) est en effet trois fois plus élevé sur Tchouri que dans nos océans. Le taux découvert est même le plus important jamais mesuré dans notre système solaire. C’est sur la base de cette découverte que le Prof Kathrin Altwegg, de l’Université de Berne, déclare : « C’est trois fois plus élevé que sur la Terre, ce qui signifie que ce type de comète n’aurait pas pu apporter de l’eau à la Terre ».

Ce résultat a été obtenu par l’instrument Rosina qui a « respiré » les gaz échappés de Tchouri. Le Pr Monica Grady suggère donc d’attendre les résultats des instruments Cosac et Ptolémée de Philae pour avoir des valeurs plus précises encore.

En l’état des découvertes, les premiers résultats de la sonde Rosetta sèment déjà le doute sur l’origine de l’eau terrestre. Qu’en sera-t-il des autres résultats ?

Votes
[Total : 0 votes en moyenne : 0]
PARTAGER
Article précédentSony va lancer la PlayStation 4 en Chine
Article suivantTwitter vs Instagram : Evan Williams ne veut pas de comparaison

Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

LAISSER UN COMMENTAIRE

Please enter your comment!
Please enter your name here