La technologie pour déchiffrer des papyrus carbonisés vieux de milliers d’années

L’éruption du Vésuve en l’an 79 a carbonisé des milliers de rouleaux papyrus. Une nouvelle technologie permet enfin de les déchiffrer.

L’éruption du Vésuve en l’an 79 est surtout connue par l’ensevelissement de la ville de Pompéi sous les cendres et la lave du volcan. Herculanum, une autre ville de la région, a également été frappée de la même manière.

Des fouilles archéologiques, commanditées par Charles de Bourbon en 1750, ont permis de découvrir une véritable bibliothèque dans « la Villa des papyrus », une villa romaine d’Herculanum. Ce sont quelque 1 800 rouleaux de papyrus qui ont été découverts, rangés sur des étagères. Frappé par le souffle chaud de l’éruption du Vésuve, le fragile papyrus s’est carbonisé.

« Au départ, les archéologues ont tenté de les ouvrir mécaniquement, en les déployant très doucement à raison d’un centimètre par jour. Mais cela a occasionné des dégâts majeurs », explique Vito Mocella, chercheur au Conseil national de la recherche (CNR) italien. Cette manière de procédé a tout de même permis de découvrir des textes épicuriens. Il ajoute que « Dans les années 1970-1980, la technique dite d’Oslo a été développée. La méthode a été testée à Paris sur deux rouleaux conservés par l’Institut de France, mais cela n’a pas bien marché. Un rouleau a explosé en 1800 fragments ».

Différentes techniques d’imagerie ont également été essayées ces dernières années, mais sans succès notoire.

Vito Mocella, le chercheur français Daniel Delattre du CNRS et d’autres scientifiques travaillent depuis longtemps sur ces rouleaux. Ils ont mis au point une nouvelle technique qui a été publiée dans la revue britannique Nature Communications.

Avec cette méthode d’imagerie, non intrusive, les chercheurs vont peut-être enfin pouvoir percer le mystère du contenu des rouleaux de papyrus d’Herculanum.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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