Lac Whillans : une eau qui grouille de microbes

Le lac Whillans fait partie des 400 lacs subglaciaires qui existent sous la calotte polaire de l’Antarctique. Isolés de la surface durant des milliers d’années, des chercheurs découvrent des milliers d’espèces de microbe dans son eau.

À l’instar des 400 autres lacs subglaciaires qui existent sous la calotte polaire de l’Antarctique, le lac Whillans est situé sous la glace, à plus de 800 mètres de profondeur en l’occurrence. C’est de cette façon que son eau est restée isolée de la surface pendant des milliers d’années.

Par l’entremise du projet WISSARD, des chercheurs tentent de donner un aperçu de la vie microbienne qui se cache sous les 13 millions de km2 de la calotte polaire.

C’est avec une rigueur toute particulière qu’ils ont creusé un puits de 60cm de diamètre pour atteindre l’eau du lac Whillans, une eau à la température à peine inférieure à 0°C.

L’analyse de l’eau et des sédiments remontés a permis de révéler une communauté microbienne étonnamment complexe riche de 3 931 microbes ou familles de microbes. 87% ont été classés dans la famille des bactéries, 3,6% dans celle des Archaea (archéobactéries) alors que 793 organismes n’ont pas trouvé de classification.

La découverte la plus intéressante est qu’un grand nombre des microbes évoluant dans le lac Whillans semblent capables de réduire l’azote, le fer ou le soufre présent dans l’eau, ou les sédiments rocheux, pour produire l’énergie nécessaire à leur survie.

Cette découverte pourrait avoir des répercussions considérables, par exemple que le même genre de microbes mangeurs de roche sous la glace pourrait très exister sur des corps extraterrestres, comme Mars par exemple. Il est d’ailleurs à souligner que la NASA fait partie des organismes à soutenir le projet WISSARD.

Sous la glace grouillent les microbes
Sous la glace grouillent les microbes

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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