Lampris guttatis : un premier poisson à réchauffer délibérément son sang

L’opah, ou lampris guttatis, a surpris tous les scientifiques. Il est la première espèce maritime à réchauffer délibérément son sang.

Le lampris guttatis ou opah est un poisson de grande taille pouvant mesurer jusqu’à deux mètre de long et peser jusqu’à 90 kg. Il vit au large des États-Unis et de l’Australie. « Avant cette découverte, j’avais l’impression que c’était un poisson lent, comme la plupart des autres poissons dans les environnements froids », explique Nicholas Wegner de l’Administration Nationale de l’Océan et l’Atmosphère (NOAA).

En effet, la connaissance de l’opah, et des poissons en général, a changé depuis la découverte que le lampris guttatis réchauffe délibérément son sang. Un poisson au sang chaud, c’est tout simplement du jamais vu !

Pour éviter d’avoir froid dans certaines eaux, l’opah a trouvé la technique : battre de ses ailerons. Cette manœuvre accélère son métabolisme, ce qui fait augmenter sa température… puis la nage redevient paisible. Certains mammifères et oiseaux en font de même.

« Comme il peut réchauffer son corps, il devient un prédateur très actif, chassant des proies agiles comme le calamar, et peut migrer pendant longtemps », ajoute Nicholas Wegner.

Des poissons, comme le thon, peuvent aussi réchauffer quelques parties de leur corps dans les profondeurs de l’océan, mais ils doivent néanmoins retourner à la surface pour se réchauffer à nouveau.

Pour se réchauffer, l’opah possède d’épais tissus autour de ses branchies et de son cœur, ainsi qu’un tissu de muscle qui permet au poisson de générer un réchauffement interne. « Jamais une chose pareille ne s’est produite chez un poisson. C’est une invention cool qui leur permet d’être plus compétitifs », affirme Wegner.

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Une fille dans l’informatique était mal vue à l’époque de mes études. C’est pour cette raison que l’on m’a cantonné à des rôles secondaires lors des travaux de groupe, notamment celui de centralisateur des informations. Ce rôle central, au final crucial, m’a plu. C’est comme cela que je suis devenue chef de projet. Plus tard, cette attirance pour l’information m’a poussé à suivre des cours de journalisme.
Comme j’avais la propension de centraliser l’actualité technologique, un ami m’a dit un jour : «Emilie, tu peux le faire ». C’est comme cela que je me suis retrouvée embarquée dans l’aventure de linformatique.org. Vu mon boulot, ce sont surtout les nouvelles technologies qui m’intéressent le plus.

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